‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 211 sur 480 · Apol. ad Anast. c. 6. Opp. (éd. Vallarsi) p · texte numérisé non relu

Apol. ad Anast. c. 6. Opp. (éd. Vallarsi) p

4. Hieron. Lib. adv. Joan. ad Pammach. c. 3 sqq. Opp. (éd. Vallarsi) II, 410 sqq. Hier, ad Theoph. (éd. Vallarsi) I, epist. 82.

d. Cassian. Coll. X, 2, 3. Socr. H. E. VI, 7. Sozom. H. E. VIII, 11.

6. Théophile raconte lui-môme dans une circulaire (Mansi 111,979 et sqq.; inter Hier. opp. éd. Vallarsi, I, epist. 92) de l'année 400, qu'il se rendit vers la montagne Nitrique pour calmer les différends qui s'étaient élevés parmi les moines et qu'il défendit la lecture des écrits d'Origène, après y avoir remarqué quelques erreurs, qu'il y avait d'ailleurs signalées. D'après lui, les Origénistes auraient eu pour chef un de ses anciens amis, Isidore, qui les aurait excités contre leur patriarche, parce que celui-ci l'avait fait comparaître pour quelque crime devant un synode d'évêques. — Palladius, au contraire, le contemporain et le biographe de saint Chrysostome, raconte que Théophile persécutait Isidore par haine et cupidité et qu'il l'avait accusé de crimes non réels. Cette persécution s'était même étendue sur les moines, qui avaient offert un refuge à Isidore et étaient devenus ses partisans. Tous étaient Origénistes et c'est parmi eux que se trouvaient les quatre longs frères, d'abord les favoris de Théophile et de Dioscore, plus tard sacré évoque d'Hermopolis. — D'après Socrate (H. E. VI, 3, 4, 5, 14, 18), Théophile aurait, par sa polémique, excité les moines anthropomorphites à un soulèvement en règle. Ceux-ci l'auraient assailli dans Alexandrie et l'auraient obligé à leur donner la promesse de la condamnation des écrits d'Origène. Cela aurait été l'occasion de la scission des quatre longs frères d'avec Théophile. A la suite de leur opposition, ils auraient

par le seul amour de l'intégrité de la foi ; elle fut en grande partie, l'œuvre de passions mauvaises. Il est cependant incontestable que les Origénistes appelés devant les synodes d'Alexandrie, y soutinrent des propositions fausses, notamment celle de la rédemption possible du démon, qui souleva l'opinion générale. Plusieurs synodes, présidés par Théophile, examinèrent les écrits d'Origène et en défendirent la lecture1. L'expulsion des partisans d'Origène des monastères égyptiens doit déjà avoir eu lieu en 399 et en 400, car c'est à cette époque que se rapportent les lettres de Théophile à Jérôme et les réponses de celui-ci sur ce sujet2, ainsi que la lettre synodale 3 de Théophile adressée à beaucoup d'évêques d'Orient et d'Occident et au pape Anastase, pour les prier de prendre les mêmes mesures envers tous les Origénistes (400 apr. J.-C). Les erreurs signalées aux numéros 2 et 4 de cette lettre sont extraits peu fidèlement des écrits d'Origène ; ce sont surtout des conséquences exagérées de la doctrine de la préexistence des âmes, qui constituaient l'enseignement particulier de certains moines, ainsi que le remarque au reste Théoété chassés des monastères Nitriques, se seraient réfugiés d'abord à Jérusalem, puis à Gonstantinople, où se tenait déjà caché depuis longtemps Isidore, parce qu'il n'avait pas voulu déposer un faux témoignage en faveur de Théophile. Sozomène expose les faits à peu près de la même façon (H. E. VIII, 2, 4, 7, 20). Vincenzi (III, 185-231) s'appuie sur le biographe de saint Chrysostome, Georges d'Alexandrie du commencement du vne siècle (qu'il regarde comme supérieur aux critiques les plus remarquables, Savile, l'auteur de la biographie (Chrys. Opp. VIII, 157-207), Tillemont, etc.), pour conclure que Théophile avait engagé la lutte contre Origène, sous la pression de passions diaboliques et avait faussé, en la transformant, l'opinion d'Epiphane et de Jérôme. Cette dernière affirmation est chronologiquement absolument insoutenable.

1. Sulpice Sévère (f 406) le rapporte et il ajoute son propre jugement (Dial. I, 6)... Ergo miror, unum eundemque hominem (Origenem) tam diversum a se esse potuisse, ut in ea parte, quae probatur, neminem post Apostolos habeat aequalem : in ea vero, quae jure reprehenditur,; nemo deformius doceatur errasse... c. 7 : Sed tamen, sive illud error est, ut ego sentio, sive haeresis ut putatur ; non solum reprimi non potuit multis animadversionibus sacerdotum etc.

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