‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 213 sur 480 · Mansi VIII, 153 sqq · texte numérisé non relu

Mansi VIII, 153 sqq

décret désapprouve Eusèbe, qui a écrit un livre pour défendre Origène.

3. Il se forma néanmoins un parti origéniste dans les monastères de la Palestine, notamment dans la grande laure. Saint Sabas lutta contre lui et son chef Nonnus. Il vint à Constantinople en 530 pour demander à l'empereur son secours *. Malheureusement il mourut l'année suivante (531). Les Origénistes relevèrent plus audacieusement la tête, surtout quand ils eurent pour les protéger Théodore Askidas, sorti de leurs rangs pour devenir évêque de Gésarée et qui se tenait d'ordinaire à la cour de Constantinople. Ils obtinrent la majorité à la nouvelle laure, chassèrent leurs adversaires en usant même de moyens violents. Pour tous ces motifs, Ephrem patriarche de Constantinople, prononça contre eux l'anathème. Ils n'en devinrent que plus osés et exigèrent de Pierre, patriarche de Jérusalem, que le nom d'Ephrem fût rayé des diptyques. Celui-ci envoya alors deux moines à l'empereur avec une lettre d'accusation contre les Origénistes, à la suite de laquelle Justinien publia un édit, où [il condamnait plusieurs de leurs propositions2. Libératus3 et Facundus 4, des écrivains favorables aux Trois- Chapitres, ajoutent que l'apocrisiaire du pape, nommé Pelage, pape lui-même plus tard sous le nom de Pelage Ier, et le patriarche Mennas avaient mis l'édit dans les mains de Justinien et obtenu ainsi la signature de Théodore Askidas. Celui-ci s'était alors décidé à demander à l'empereur la condamnation des Trois-Chapitres, parce qu'il y voyait un coup porté à l'autorité du quatrième concile oecuménique.

Dans l'édit5, l'empereur mentionne plusieurs erreurs

i. C'est ce que rapporte le moine Cyrille de Scythopolis, qui vivait à la même époque. (Vita Sabae in Cotelerius, Mon. eccl. gràec. III, 344).

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