Cf. Joan. Diaconus Vita sancti Greg. I
3. Opinion de Timothée dans Cotelier, Mon. ecc. Graecae III, 413-417. Photius (cod. 21) prétend avoir lu un livre de Philopone et y avoir découvert la négation de la résurrection.
§80 Le Culte des saints, des reliques et des images au temps des Pères
I. Le Culte des saints fut dès l'origine considéré par l'Eglise, comme une partie essentielle du culte religieux, il fut soigneusement conservé et se répandit peu à peu ; c'est que le culte des saints est basé sur la révélation divine ellemême. Il n'est douteux pour personne qu'au ive siècle il atteignit son apogée dans l'Eglise. Néanmoins il sera intéressant pour la doctrine dogmatique d'étudier son développement progressif et de voir si rien de païen ne s'y est introduit, comme on l'a prétendu, soit dans la pratique, soit dans l'enseignement, soit même dans l'opinion populaire; si, au contraire, les docteurs les plus brillants de l'Eglise ne le suivirent pas, pour ainsi dire, degré par degré dans son développement, en l'éclairant et le justifiant, s'ils n'exposèrent pas de la manière la plus variée sa relation avec la foi et la morale chrétiennes.
1. Comme avant le concile de Nicée, c'est d'abord après la Vierge Marie et les anges1, puis aux apôtres, aux martyrs, aux prophètes de l'ancien Testament que les chrétiens rendirent un culte. Saint Cyrille2, dans un passage déjà cité de son exposé de la liturgie, nomme les patriarches, les prophètes, les apôtres et les martyrs, dont on réclame l'intercession au saint Sacrifice de la messe. La liturgie de l'Eglise de Rome n'a conservé dans le canon que les noms qui sont désignés par saint Cyrille. Mais au cours du ve siècle, le culte des saints s'étendit à d'autres évêques, moines, confesseurs et vierges.
2. La coutume d'élever, en l'honneur des martyrs et sur le lieu même où ils avaient versé leur sang et où leurs reliques étaient déposées, des autels, des chapelles et des