‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 219 sur 480 · Hom. de nomine ipso coemet. (Migne XLIX · texte numérisé non relu

Hom. de nomine ipso coemet. (Migne XLIX

lis » des martyrs et saint Augustin * nous assure que les païens et les juifs connaissaient eux-mêmes le sens de cette dénomination. Grégoire de Nysse fait observer, dans son premier discours sur les quarante martyrs, qu'une si grande foule de chrétiens assistait à la fête qu'il dut se faire entendre au milieu de la rumeur produite dans l'église par le grand nombre des fidèles3. Les Constitutions apostoliques3 mentionnent, à côté des fêtes de Notre-Seigneur, les jours des fêtes des Apôtres et la fête de saint Etienne, comme autant de fêtes chômées, où il était interdit de travailler. Ces fêtes commençaient par des vigiles, au chant des psaumes*, comme pour les fêtes les plus solennelles; on y lisait les actes des martyrs, les évêques célébraient leurs louanges dans des panégyriques, dont un grand nombre nous ont été conservés dans les écrits des Pères5: tels que saint Basile, Grégoire de Nysse, Chrysostome, Ambroise, Augustin etc. ; on y fêtait surtout la sainte Eucharistie. C'est bien en cela que se manifestait très clairement la foi en la communion des saints, qui constitue un article du symbole des Apôtres. « Dans les cortèges des fêtes ou des victoires des rois, dit saint Chrysostome, on exalte ceux aussi qui ont participé au triomphe ; à l'occasion de ces solennités on gracie ceux qui sont en prison. Quand la fête est passée, celui qui n'a rien reçu, n'a rien de quoi il puisse se réjouir ». Les sacrifices offerts en l'honneur des martyrs doivent avoir pour signification, d'après Chrysostome, de rappeler, à l'occasion de la présence de celui qui a triomphé

1. Sermo 310, 1 (éd. Maur.). Cfr. Basil. Epist. 250 (éd. Maur.). Greg. Jfyss. Orat. de S. Theod. (Migne XLVI, 737).

2. Greg. Nyss. Orat. I in 40 mart., in fine; Orat. II, Jin princ. [Migne XLVI, 754, 757).

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