Cf. Schmidt. Vigilantius. Munster
2. Hier. C. Vigil. 6. — 3. Aug. De civ. Dei XXI, 24, 1. Enchir. 56.
4. Hier. C. Vigil. 6 : Tu Deo leges pones ? Tu Apostolis vincula injicies, ut usque ad diem judicii teneantur custodia, nec sint cum Domino suo, de quibus scriptum est : Sequuntur Agnum quocumque vadit. Si A g nus ubique, ergo et hi, qui cum Agno sunt, ubique esse credendi sunt. Et quum diabolus et daemones toto vagentur in orbe et celeritate nimia ubique praesentes sint, Martyres post efïusionem sanguinis sui arca operentur inclusi et inde exire non poterunt ?
savoir comment les morts sont instruits des affaires humaines et si les martyrs participent même aux miracles qui s'opèrent à leur memoria.
Il pense donc que conformément à l'ordre naturel les saints sont éloignés de la terre et admis, dans un autre endroit, à la contemplation de Dieu, mais qu'ils sont instruits de trois façons des affaires de ce monde : ou bien par les nouvelles apportées par ceux qui meurent après eux ou par les anges ou par l'inspiration du Saint-Esprit. A ce sujet, il se refuse à décider si ce sont les martyrs qui ont part aux miracles qui ont lieu par leur intercession ou si ce sont les anges, ni comment l'action des uns peut se différencier de celle des autres 4. Grégoire le Grand, avec beaucoup plus de raison, fait dériver la parfaite connaissance des choses terrestres chez les saints du paradis de la contemplation de Dieu ; les autres morts ne leur apportent donc, par voie naturelle, aucun renseignement sur elles 2.
6. D'un culte égal rendu à Dieu et aux créatures, il est impossible de trouver mention dans les temps apostoliques. Vigilance avait bien voulu tirer de ce motif quelques expressions contre le culte des saints. Mais saint Jérôme lui répond3 : Qui donc, ignorant, a jamais adoré les martyrs ? Qui a érigé un homme en Dieu ? Paul et Barnabe, quand les Lycaoniens ont voulu leur offrir des sacrifices, n'ontils pas dit, en déchirant leurs vêtements, qu'ils étaient des hommes ? Saint Augustin distingue l'adoration de Dieu du culte des saints en termes exprès que l'on peut considérer dès lors comme acquis dans le langage de l'Eglise. Tandis que, en effet, le terme grec npowvvnaiç, comme le latin adoratio, sert quelquefois pour l'un comme pour l'autre, le culte dû à Dieu dut désormais être désigné par le mot latria (lurpdx)y et l'honneur rendu aux saints par le