Cf. plus
3. Epiph. Haer. 78, 18. Aug. Sermo 213, 7 (éd. Maur.); De symb. ad catech. sermo 4, 1, 1. Chrys. Hom. in S. Joan. praecursorem et in theoph. (spuria) {Migne L, 802). Voir d'autres passages, Petav. De] inc. XIV, 9, et parmi eux Basil. Seleuc. Orat. 39, 5 (Migne LXXXV, 444) : XaXps xsxocpiTco-
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nage à tous les hommes1. D'autre part, ils se gardent bien de comparer Marie à Dieu et de lui décerner un culte divin comme les Collyridiens d'Arabie que saint Epiphane combat comme hérétiques -.
II. Au culte dessaints, se joignit, dèsle commencement, une vénération particulière pour leurs reliques (reliquiae — ktyavTa), c'est-à-dire tout d'abord pour leurs restes mortels, pour les instruments de leur martyre et pour tout ce qui avait été en contact avec les saints et avec leurs corps et pouvait rappeler leurs vertus. Si les Juifs tenaient les cadavres pour choses impures et objets de souillure, les chrétiens, au contraire, y voyaient les restes du temple du Saint-Esprit, des membres du corps du Christ ; une semence pour la résurrection et ils les tenaient en grand respect. Ils avaient d'autant plus de respect pour les reliques des apôtres et des martyrs; ils y voyaient, en effet, un précieux souvenir de personnes qu'ils avaient en haute vénération, des témoignages de leurs vertus héroïques, des trophées de victoire, des fragments de vases d'une extraordinaire sainteté3. On espérait par ce culte participer encore mieux à leur sainteté qu'ils répandaient du ciel sur un cercle de plus en plus large, et on croyait posséder en eux un moyen plus sûr d'espérer plus fermement le succès de ses prières. « Tout le monde, dit saint Basile4, touche les membres des martyrs et pense entrer ainsi en communication avec leur sainteté, c'est-à-dire avec la grâce qui réside dans leurs corps. Si l'homme involontairement étend son amour pour les personnes à ce qui a été plus étroitement en rapport avec elles et le fait penser vivement à elles ; pourquoi l'Eglise n'emploierait-elle pas ces sentiments à un objet plus élevé et céleste
1. Cf. la prière do Ang. Sermo suppos. 194, 5 (ed Maur.), que quelquesuns veulent attribuer à Fulgenee : O beata Maria! quis tibi digne valeat jura gratiarum ac laudum praeconia impendere etc.