‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 229 sur 480 · Hier. G. Vigil · texte numérisé non relu

Hier. G. Vigil

2. Greg. Nyss. Orat. in 40 martyres (éd. Migne XLVI, 784). Hier. G. Vigil. 5. Ambr. Ep. 22, 9, 16-20 (éd. Maur.). Aug. Serm. 322-324 (éd. Maur.); De civ. Dei XXII, 8. Socr. H. E. III, 18. V. d'autres témoignages chez Petau. De inc. XIV, 11.

3. V. Héfélé. Hist. des Conc. II (2° édit.),84. Cf. Ambr. Ep. 22, 13 (éd. Maur.). Paulinus, Ep. 32, 7 ; Poëm. 27, k402-505 (Migne LXI, 434. 657;. cf. 877).

4. Orat. in 40 martyres (Migne XLVI, 784). — 5. Opéra IV, 302.

III. La vénération des images est en rapport encore moins étroit avec le culte divin, si le culte des saints ne mérite en général que le titre de culte relatif, puisque en dernier ressort ce culte ne s'adresse pas aux saints, mais à Dieu comme leur sanctilicateur et au Christ comme leur chef ; ce titre est applicable en un sens particulier au culte des images. Les saints ont en eifet obtenu par la grâce de Dieu et par leur coopération une part de la sainteté et de la bonté de Dieu, et par là ils se sont approprié quelque chose qui mérite notre haute estime et notre hommage. Ceux-ci s'étendent ensuite à tout ce qui tient de plus près aux saints, a été leur propriété ou associé à leur personne comme leur corps, leurs restes mortels, et même à tout ce qui nous fait penser aux saints alors même que cela ne serait pas de soi digne de vénération. C'est ce qui a lieu pour les images.

Les païens s'étaient, pour la plupart, si écartés de la vérité qu'ils n'adoraient pas seulement comme des dieux les créatures de Dieu, les étoiles du ciel, les autres hommes, des animaux sans raison et même des idoles fabriquées par eux, en leur offrant des sacrifices1. Ce [culte [des idoles est proscrit comme étant le premier et le plus grave des péchés par la loi de l'Ancien Testament dans le premier commandement du Décalogue 2 : « Tu n'auras pas en dehors de moi des dieux étrangers ; tu ne te feras aucune image, ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le ciel ou en bas sur la terre ou [ce qui est dans l'eau sous la terre ; tu ne l'adoreras, ni ne le serviras». Dieu ne défendait pas ici tout usage des images, mais les idoles et leur adoration, car il prescrivit lui-même la confection de deux chérubins pour le couvercle de l'arche d'alliance :< et celle du serpent d'airain4 que le Christ a expliquée comme étant son image anticipée :\ L'arche d'alliance notamment fut, de la part des Juifs, l'objet d'une vénération particulière0. Néanmoins, il n'est

1. Sap. 13. 11-19. 1, 113, 12 sqq. Rom. 1. 23. — 2. Exod. 20, 4 sqq.

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