‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 231 sur 480 · Jo. Damasc. Orat, 1, 9. 13. — 4. Ibid. c · texte numérisé non relu

Jo. Damasc. Orat, 1, 9. 13. — 4. Ibid. c

Le côté pédagogique des images n'est point négligé par saint Jean Damascène. Ce que l'écriture est pour ceux qui ont appris à lire, l'image l'est pour les ignorants; ce que la parole est pour l'ouïe, l'image l'est pour la vue. Les images nous rendent présents les faits de la Rédemption, les vertus des saints et excitent en nous le désir de les imiter.

A ce sujet, il remarque à propos du culte des saints et de leurs images en particulier qu'il y avait à reconnaître un progrès incontestable du Nouveau Testament sur l'Ancien en ce que dans le Christianisme, Dieu s'est fait homme et que la nature humaine a été ennoblie et divinisée de façon qu'elle est devenue une plus parfaite image de Dieu et un plus digne objet d'une représentation plastique idéale. « Depuis que la divinité a été unie à notre nature comme un remède qui apporte la vie, elle est entourée de gloire et est transformée en une nature immortelle. Aussi nous célébrons la mort des saints, nous bâtissons des temples et peignons des images en leur honneur1 ».

L'empereur Léon ne se laissa pas cependant arrêter dans la campagne qu'il avait entreprise contre les images; il en vint même à une persécution sanglante contre l'Eglise. Son fils et successeur Constantin Copronyme (741-775) alla encore plus loin; il convoqua en 754 un Concile à Constantinople et obtint des 338 évêques serviles, assemblés là, la condamnation du culte des images. A les entendre , le Christianisme ne permettait ' pas la représentation plastique du Seigneur, parce que par là on tombait dans l'erreur de Nestorius et d'Eutychès ; étant donné qu'on ne pouvait représenter qu'une nature simplement humaine ou une nature humaine mêlée à la divine, et ainsi on enseignait le Nestorianisme dans le premier cas, le monophysisme dans le second. « La seule image admissible de l'humanité du Christ, dit-on, dans les actes cités au septième Concile général, c'est le pain et le vin dans la sainte Communion. C'est cette forme et non une autre, ce type et non un autre qu'il a choisi pour

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