Cf. Héfélé, Hist. des conc. III (2 éd. 712 sqq
à ce point de vue, ne les tiennent pas pour nécessaires d. Ce qu'on blâme encore dans les décrets de Nicée, c'est qu'ils placent la sainte croix, les saints évangiles et les objets sacrés sur la même ligne3. De la différence clairement établie par le concile entre la vénération (npomtùvritTiç nu.rlriy.r) et l'adoration due à Dieu (\arpsia) que saint Augustin avait marquée aussi quoique en termes quelque peu différents (Sovhix pour TepofTY.-j'jr.Ti;) il n'est pas question ; même une expression de l'évêque Constantin de Constantia en Chypre, dans la troisième session du concile de Nicée, est rendue dans un sens erroné3, et il est reproché au concile de Nicée d'avoir assimilé le pain eucharistique à une image du Seigneur; ce qu'il avait pourtant blâmé4, même dans le concile de Constantinople.
C'est dans le sens même où avaient été écrits les Libri Car olini que se prononça le concile réuni, sous l'influence de Charlemagne, à Francfort en 794. Ce concile avait surtout à s'occuper de l'acloptianisme. Parmi les 56 canons qui y furent portés, on lit dans le second5: « Même la question relative au concile grec de Constantinople (la dernière session du concile fut seule tenue à Constantinople) fut expliquée, — nous entendons celle qui porte anathème contre quiconque n'attribue pas à la Trinité le servitium et Vadoratio... Et tous les évêques présents refusèrent aux images toute adoratio et servitus et rejetèrent ce concile d'un commun accord ».
La réponse du pape Adrien contribua beaucoup à atténuer ces méprises du moment. Mais dans le royaume franc, où le caractère populaire est moins porté à des actes extérieurs de dévotion, elles ne disparurent que peu à peu pendu ut le courant du ixe siècle et sous l'action de Hincmar, évêque de Reims et de Jonas d'Orléans.