C. Fortun. Wan. Disp. II, § 20,21. — i. Ibid
o. Voir t. II, $ 7. — 6. Retract. I, 5.
sans commencement ? L'argument ne prouve-t-il pas trop et par suite rien ? — Sans doute, mais ne résulte-t-il pas avec une rigoureuse nécessité de l'intelligence de l'âme, qu'elle ne peut être quelque chose de matériel, ni quelque chose de lié essentiellement à la matière, que dès lors elle doit être immatérielle i ?
On pourrait bien encore objecter que l'âme perd d'autant plus de sa bonté qu'elle se détourne de la vérité et que, de cette façon, elle se rapproche du néant et pourrait bien finir par perdre la dernière parcelle de son être. Cependant la matière elle-même admet une division jusqu'à l'infini et ainsi un rapprochement progressif du néant, sans pouvoir y arriver jamais2. Pourquoi donc l'esprit pourrait-il s'anéantir, alors même que le péché ou la folie peuvent lui faire perdre de sa bonté et de sa perfection et le rapprocher du néant ?
L'âme est le principe de la vie, c'est la vie même, car tout ce qui vit nous l'appelons animé, de même que l'inanimé ou ce qui n'est pas encore animé s'appelle mort ou sans vie. L'âme ne peut donc mourir ; autrement, elle dépendrait d'un autre principe de vie qui l'anime et ne pourrait plus être l'âme. Bien plus ce principe de vie devrait être l'âme et celle-ci devrait mourir quand ce principe se séparerait d'elle, tandis que au contraire, la mort n'arrive dans l'homme, que si l'âme se retire 3 !
1. De immort, animaec. 2, § 2: c. 10, § 17. — 2. Ibid. c. 7, § 12. 3. Aug. De immort, auimae c. 9, § 16.