Hist. Arian. ad Mon. c
L'ÉGLISE dans sa visibilité réelle 341
par un évoque, ni n'avait feu d'église, et en outre qu'au moment où Macaire était dit s'être trouvé dans la Maréotide, il était malade dans son lit l. Il n'était regardé comme prêtre que par ses parents et il ne pouvait avoir été ordonné prêtre que par un prêtre schismatique d'Alexandrie, un certain Gollythus sous l'évêque Alexandre ; mais cette ordination aux yeux de tous était nulle et sans valeur2. A ceux-là seuls qui avaient été ordonnés par un évêque était reconnue la pleine puissance d'offrir le saint sacrifice.
Il en est de même du ministère pastoral. Lorsque les Ariens commencèrent à faire promouvoir des évêques illégitimes avec l'aide du bras séculier, saint Athanase trouva cela inouï : < Depuis quand a-t-on entendu dire, dit-il 3, qu'un décret de l'Eglise reçût de l'empereur sa valeur et sa force universelle? Beaucoup de conciles se sont tenus jusqu'ici, beaucoup de canons ecclésiastiques ont été dressés, mais jamais pour cela les évêques ne se sont adressés à l'empereur, ni l'empereur ne s'est occupé des affaires de l'Eglise ». Les Conciles que nous avons mentionnés plusieurs fois dans les parties précédentes de Y Histoire des Dogmes ont reconnu aux seuls évêques de l'Eglise visible en union avec leur chef le pouvoir de faire des lois. Et quand les empereurs byzantins se permirent cette intrusion, l'histoire a montré suffisamment comment l'Eglise leur résista et leur fit connaître sa puissance divine. «Ne te mêle pas, écrit Hosius, évêque de Gordoue4, à l'empereur Constantin, ne te mêle pas des affaires de l'Eglise ; ne nous donne pas de prescriptions à ce sujet, mais reçois-en de nous. Dieu t'a confié la puissance terrestre ; à nous les choses ecclésiastiques. Gomme celui qui voudrait te dérober l'autorité, serait en lutte avec la volonté de Dieu ; de même, crains, toi aussi, si tu t'in-