G. ep. Parm. III, 13 sqq. De fide et operibus n
4. Sermo 5, 3. 8. Brev. coll. cum Don. 9, 16. C. litt. Petit. III, 44.
l'Eglise ; il a toujours reconnu à l'Eglise et il a employé luimême le pouvoir de pardonner les péchés les plus graves1. Jamais il n'a pensé à une lésion de la sainteté de l'Eglise par le pécheur, toujours il s'est tenu très éloigné de l'orgueil sectaire de la petite coterie de ceux qui se tenaient pour des élus ; il a toujours estimé plus que tout la communion avec l'Eglise par réciprocité d'amour 2. Saint Gyprien n'était pas Donatiste. Le véritable amour n'a rien à faire avec cet orgueil sectaire ; il est bien plutôt préoccupé de la conversion et de la conquête des pécheurs, à l'exemple du Seigneur, qui est descendu du ciel non pour les justes, mais pour les pécheurs3.
En outre, il est tout à fait incompréhensible que le crime de quelques traditeurs de l'Afrique du Nord puisse souiller toute l'Eglise, même celle d'outre-mer et celle d'Orient, qui, peut-être, n'eurent jamais nouvelle d'eux. Comment l'Eglise aurait-elle dû être perdue 4 par le fait de quelques lâches Africains dont le crime était même inventé ? Les Donatistes eux-mêmes sont en contradiction avec leurs idées sur la sainteté de l'Eglise, puisqu'ils ne peuvent nier les crimes de quelques-uns de leurs membres5.
En quoi consiste donc la sainteté de l'Eglise et comment celle-ci rend-elle sensible à tous cette sainteté ? Dans ce fait que la sanctification des âmes est Tunique but de son activité, qu'elle dirige vers ce but sa doctrine, son culte, ses moyens de salut, ses lois et ses châtiments, bref toutes ses actions et ses efforts ; que tous ceux qui ont désiré la sainteté n'ont - atteint cette perfection6 qu'en elle et en leur qualité de membres du corps du Christ. Les miracles, dont saint Augustin proclame la réalité et la durée dans l'Eglise,