‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 251 sur 480 · De unico bapt. c. Pet» n · texte numérisé non relu

De unico bapt. c. Pet» n

6. Serrno 4, 11 : Omncs quotquot fuerunt sancli, ad ipsam ecclesiam pertinent.

sont bien la preuve que Dieu est avec son Eglise et accomplit en elle son œuvre de sanctification ; mais ce ne sont pas là les seuls motifs de croyance, car des faits miraculeux que Dieu lui-même produit ou laisse accomplir par les mauvais esprits se produisent aussi bien, d'après saint. Augustin, chez les païens et chez les hérétiques1. Mais ailleurs, saint Augustin attribue plus d'importance aux miracles en tant que preuves de la véritable Eglise, particulièrement quand il est question des autres caractères de l'Eglise que les saintes Ecritures lui ont attribués par anticipation. L'épuration et la sanctification des mœurs, telle que l'Eglise l'opéra dans l'humanité, est notamment un des plus grands miracles, des plus propres à donner à plusieurs la conviction de la vérité de l'Eglise 2. Déjà, à ce titre, la sainteté était un signe de la véritable Eglise. Qu'elle ne conduisit pas tous les hommes à la sainteté, il n'y avait là rien qui portât atteinte à sa sainteté, car elle n'a jamais approuvé le péché ni l'irrégularité des mœurs; elle ne s'est jamais montrée indifférente à leur égard ni dans la doctrine, ni dans la législation, ni dans l'action ; elle ne considère donc pas les méchants comme des membres de même condition que les bons. Saint Augustin distingue entre le vestibule et le sanctuaire de l'Eglise 3, il place les pécheurs et les irréguliers dans le premier, mais pour les hérétiques et les schismatiques, ils forment, pour ainsi dire, la périphérie la plus reculée de la communion de l'Eglise, en tant que malgré leur résistance publique contre lui ils gardent encore quelques fragments

1. De unit. eccl. 19, 49 : Exaudiuntur ergo multi et multis modis, non solum Christiani catholici, sed et Pagani [et Judaici et haeretici, variis erroribus et superstitipnibus dediti. Exaudiuntur autem vel ab spiritibus seductoribus, qui tamen nihil faciunt, nisi permittantur Deo sublimiter atque ineffabiliter judicante quid cuique tribuendum sit : sive ab ipso Deo vel ad poenam malitiae, vel ad solatium miseriae vel ad admonitionem quaerendae salutis aeternae... Sed utrura ipsi ecclesiam teneant, nonnisi de divinarum scripturarum canonicislibris ostendant.

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