‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 252 sur 480 · C. litt. Petil. III, 3 ; De bapt. I · texte numérisé non relu

C. litt. Petil. III, 3 ; De bapt. I

du Christianisme : la sainte Ecriture et le baptême1. Si donc te baptême des hérétiques garde encore toujours ses effets, il ne le doit pas à la société hérétique, mais à l'Eglise, la seule épouse légitime du Seigneur ; les hérétiques, au contraire, ne peuvent être comparés qu'à Agar2. Seulement en tant que les hérétiques participent aux mystères mêmes de l'Eglise, ils sont membres de l'Eglise, tandis que les méchants, qui se trouvent parmi les fidèles, sont encore plus rapprochés, et ils ne sont séparés, à proprement parler, qu'intérieurement et en secret de l'Eglise invisible ou intérieure'1.

Enfin l'Eglise est encore sainte dans ce sens, comme nous l'avons déjà dit, que c'est par elle seulement et en elle que la vraie sainteté peut être obtenue. Saint Augustin entend l'adage extra ecclesiam nullam salutem en ce sens qu'on ne peut trouver ni vraie vertu ni vraie sainteté en dehors de l'unique Eglise visible. Les Donatistes ont beau honorer leurs martyrs ; leur culte et leur estime s'adressent non à un véritable héroïsme mais seulement à une vertu apparente qui aux yeux de Dieu est de l'opiniâtreté4. La vraie vertu et la vraie sainteté ne peuvent résulter que de la vraie foi et de l'amour de Dieu et du prochain, et ceux-ci font défaut chez hérétiques et les schismatiques 5. Il répète à plusieurs reprises dans son livre « sur le baptême » que en dépit de la validité du baptême hérétique, la vertu et la charité n'y sont point rattachées comme adhérentes et surnaturelles ; elles ne sont communiquées que dans l'Eglise catholique. Gela doit s'entendre notamment de ceux qui se détachent scieni-

1. Aug. De bapt. 1, 10, 14 : Ouasi vero ex hoc generet unde separata est, et non ex h»»c unde oonjuncta est. Separata est enim a vinculo caritatis et paci8, sed functa est in uno baptismale, (taque est una ecclcsia, quae sola eatholica aominatur.

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