‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 254 sur 480 · Athan. Hist. Arian. c. 70. Apol. c. Arian. c · texte numérisé non relu

Athan. Hist. Arian. c. 70. Apol. c. Arian. c

hérétiques, comme saint Cyrille de Jérusalem le remarque1, prennent le titre d'église et appellent leurs temples xuptax*, il n'en est aucune cependant qui ose s'appeler Eglise catholique en dehors de la véritable Eglise fondée par le Christ ; en effet, seule la véritable Eglise était étendue sur toute la terre seule elle possédait toutes les doctrines et tous les moyens de salut, la révélation entière de Dieu ; seule elle était élevée au-dessus des particularismes nationaux et comptait ses membres parmi tous les peuples, seule elle pouvait pardonner tous les péchés. D'autres Pères encore insistent sur ce que les ennemis de l'Eglise la désignent comme l'Eglise catholique 8. C'est tout particulièrement saint Augustin qui renvoie les Donatistes à cette caractéristique de la véritable Eglise, puisque les saintes Ecritures avaient en termes si clairs et si répétés prédit la catholicité de l'Eglise. Il est même plus souvent question dans les saintes Ecritures de l'extension de l'Eglise à toute la terre que du Sauveur luimême3. Il est possible sans doute que même une hérésie puisse s'étendre sur plusieurs nations comme cela s'est vu jadis dans les temps anciens pour l'Arianisme. Mais même alors l'hérésie ne poura pas prétendre à cette marque de la véritable Eglise, car elle s'éparpillera en parties opposées, parce qu'elle subira des transformations selon le caractère des nations et que ni dans sa doctrine, ni dans son culte, ni dans son gouvernement elle ne gardera l'unité, telle que la garde l'Eglise avec son autorité qui s'étend à tous les peuples. Lacatholicité supposenécessairement l'unité ; alors seu-

Page 1