‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 267 sur 480 · Cf. Athan. Apol. ad Const. n · texte numérisé non relu

Cf. Athan. Apol. ad Const. n

là que saint Jérôme parait avoir tiré son accusation inexacte contre Fortunatien ; car que ce dernier ait entraîné Libère à son départ pour l'exil, nous ne pouvons le moins du monde, le supposer d'après les autres sources.

Un contemporain de saint Jérôme, c'est bien Rufin, originaire d'Aquilée, qui séjourna plus tard plus longuement dans sa ville natale. Or, celui-ci avoue n'avoir rien appris de sûr sur la question de savoir si Libère avait obtenu l'autorisation de rentrer à Rome soit à la suite d'une pétition, soit par les prières des Romains auprès de l'empereur1.

Si nous rattachons à ces renseignements de première main les historiens du ve siècle, il faut particulièrement signaler Sozomène. Celui-ci s'accorde avec Hilaire pour dire que depuis qu'Eudoxius s'était prononcé à Antioche pour Aétius les semi-ariens s'étaient rapprochés de l'Eglise, avaient tenu un concile à Ancyre, en 358, sous Basile, et avaient gagné l'empereur à leur cause. La réponse que leur fit l'empereur nous est rapportée là : « Peu après, lit-on2 ensuite, l'empereur revint de Rome à Sirmium lorsque les évoques occidentaux lui eurent envoyé une députation et il laissa partir Libère de Béroé. Lorsque les députés des évêques orientaux furent présents, il convoqua les prêtres de sa suite et commença à travailler Libère pour l'amener à nier l'homousie du Fils et du Père... Lorsqu'on eut rassemblé les décrets contre Paul de Samosate, ceux du premier concile de Sirmium (351) contre Photin et le symbole du concile d' Antioche in encaeniis dans un seul- livre, on gagna Libère, sous prétexte que quelques-uns entendaient donner un sens hérétique à ce terme d'homousie, à souscrire cette formule3». Il est ensuite ajouté que Libère aurait exclu de la communion de l'Eglise ceux qui niaient la ressemblance

1. Ruf. II. E. I. relativement à X, 27 : Nam Liberius, urbis Romae episcopus, Constantio vivente, regressus est. Sed hoc utrum quod acquieverit voluntuli sua* .Constantin ad subscribendum, an ad populi Romani gratiam, a quo proficisceni fuerat exoratus, induisent, pro certo compertum non habeo.

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