Sozom. H. E. IV, li. —3. lbid. c
essentielle et partant les Ariens extrêmes. Les décrets quir furent rédigés ne formaient donc point, d'après Sozomène,. une formule nouvelle et ne contenaient même à un point positif rien d'hérétique ; ils répondaient plutôt aux opinions des semi-ariens alors en majorité; mais ils donnaient une expression insuffisante de la doctrine orthodoxe en ce que ils n'admettaient pas l'homousie de Nicée. Que ces décrets aient été souscrits par Libère, Sozomène ne le dit point ; ses paroles peuvent signifier que le Pape se contenta de lesadmettre chez les semi-ariens, qu'il vit là le premier pas vers son retour et qu'il partagea la communion avec ces évêques. Mais Sozomène ajoute que Libère conclut aussi la paix avec Ursace et Yalens après que ceux-ci eurent obtenu de lui une profession contre les Aétiens qui niaient la ressemblance essentielle.
Il semble bien que même Sozomène qui en général, surtout pour l'Occident, rapporte bien des choses inadmissibles1 n'a pas eu de preuves plus sûres d'un accord écrit entre Libère et les semi-ariens et qu'il n'a pas eu les actes dans les mains. Gela devient encore plus vraisemblable, si nous lisons ce qu'il ajoute, à savoir que les évêques réunis à Sirmium auraient écrit à Félix et à son clergé de Rome que Libère pouvait partager avec Félix le siège épiscopal.
Théodoret connaît bien un écrit de l'empereur2, mais pas. des évêques; et défait il est à peine intelligible que des évêques aient pu prendre une décision aussi contraire à toutes les lois de l'Eglise. En général Théodoret ne connaît pas plus que Socrate les défaillances de Libère à Sirmiuim Ce dernier parle seulement d'un soulèvement du peuple romain et de l'expulsion du pape Félix installé par l'empereur; ce qui aurait forcé l'empereur à renvoyer Libère3.