Cyr. Hier. Cat
doctrines delà sainte Ecriture in nuce} mais il en étudie qui sont fondées sur la tradition, comme par exemple, la confirmation, l'invocation des saints etc., et il termine, à l'endroit cité, ses avertissements en ces termes : « Considérez et examinez ces doctrines de la tradition (jrccpoàovstç) que vous entendez maintenant et écrivez-les profondément dans votre cœur1 ».
2. Les décrets de Nicée avec le symbole dirigé contre rArianisme durent beaucoup contribuer à faire prévaloir plus nettement et plus décidément un sentiment qui domine de plus en plus dans l'Eglise, celui de son infaillibilité dans l'explication et la détermination des vérités de foi. Si l'Eglise était le corps du Christ, l'épouse du Saint-Esprit, le Christ continué, et si elle avait conscience de cette dignité, elle devait aussi être assurée de l'assistance du Saint-Esprit pour l'exercice infaillible de sa fonction d'enseignement, quand elle s'exprimait dans son ensemble comme Tunique Eglise. Et tel fut le cas au concile de Nicée. C'est pourquoi l'empereur Constantin, un laïque il est vrai, mais en plein dans le sentiment de l'Eglise, écrit : « Ce qui a plu à 300 évêques, n'est que l'opinion de Dieu, alors que le Saint- Esprit habitant en eux et dans tant d'hommes leur a annoncé la volonté de Dieu2. » Ce que ces Pères avaient décidé n'était que la tradition de l'Eglise ou l'ensemble de la doctrine biblique de la divinité du Seigneur 3 transmise