Ibiti. — 2. Socr. H. E. I
3. C'est ainsi que les Pères réunis à Rimini (359) indiquent, avant qu'ils n'eussent été contraints par l'empereur, les décrets de Nicée d'après un fragment de saint Hilaire (Ex opère hist. fragm. 7, 3) : Sic credimus placore omnibus posso catholicis, a symbolo accepto nos recedere non oporterc, <juod in collatione apud omnes integrum recognovimus ; nec a Ode recessuros, quam per Prophetas, a Deo Pâtre per Christum Dominura nostrum docente Spiritu sancto, et in evangeliis et in Apostolis omnibus suscepimus, ut per traditionem patrum secundum succcssionem Apostolorum usque ad tractatum apud Nicaeam habitum contra baeresim, quae tune temporis exsurrexerat, positum nunc usf ue permanet. Les Pères pensaient, et avec raison, étant donné les machinations des Ariens, qu'il ne fallait rien ajouter au symbole de Nicée ni rien en laisser perdre.
de bouche en bouche se communiquant par les écrits des Apôtres.
Saint Basile fut provoqué par les Eunomiens à prendre la défense de la tradition comme seconde source de la révélation après les saintes Ecritures; ceux-ci rejetaient en effet à propos du Saint-Esprit la doctrine de la tradition. A ce sujet, le saint docteur rappelle qu'il y a plusieurs doctrines de la foi, comme il y a plusieurs dispositions et plusieurs usages de l'Eglise, qui nous ont été transmis parla tradition orale, mais qui n'en ont pas moins une autorité divine parce que la tradition orale équivaut à la sainte Ecriture. S'il attribue ici expressément aux doctrines de la tradition, la même autorité qu'aux dogmes et à la sainte Ecriture, il ne peut avoir en vue que la tradition certifiée et autorisée par l'Eglise; il doit avoir attribué à la dépositaire de cette tradition une infaillibilité au moins implicite, puisqu'il désigne des dogmes gardés et maintenus par l'Eglise f. Mais le fondement sur lequel il cherche à étayer l'autorité de la tradition et les exemples qu'il y ajoute ne sont pas heureusement choisis ni au-dessus de toute contestation. Il indique, par exemple, l'usage du signe de la croix, les prières qui dans la sainte Eucharistie accompagnent la consécration, la bénédiction de l'eau baptismale, la consécration de l'huile, la triple immersion au baptême ; tout autant d'usages qui sont l'objet de la discipline de l'Eglise, alors qu'il s'agissait de justifier contre les Eunomiens des doctrines de foi. Il aurait pu trouver des exemples plus topiques.
Le fondement sur lequel il appuie l'autorité de la tradition n'est pas plus satisfaisant, quand il dit que ces doctrines et d'autres encore avaient été, à dessein dès le temps
1. Basil. De spir. S. 27, 66 : Tûv sv tv? Ixxtajffta 7T£p'j/a'/,uivMv Soy/Moiroiv /.où y.Yjpjy/xâruv roc {j.ïv èx. xf& sy/poifov Oiho-.'jy.oùXv.^ zyou.ï;y tcc Se ïx T^fa t&jv ÙTOïrdJ.wv ~v.py.àd^S(xii dir/.ôoôivToc $i{Jlîv h {j.'j7rrlpi'oi 7iy.piSs^y.ij.z0y. v~ip v.p.-jo'zîpy. tytj otùr/jy <-~~/yj
Sur la différence entre Selypx et xr,ptyij.v. saint Basile ne donne aucune explication précise. Les Mauristes n'ont pas tort de penser que par xripûyftm. il entendait les canons de l'Eglise et les doctrines de la foi préchées
des Apôtres, confiées à ta tradition orale, afin qu'elles ne fussent pas connues, comme celles qui sont publiées dans l'Ecriture par les païens et les catéchumènes et qu'en même temps fût conservé parmi le peuple, grâce à la doctrine de l'Arcane. un plus grand respect envers les mystères de la religion1. Gela est Lien vrai par exemple pour les paroles de la consécration et cependant elles sont empruntées en grande partie à la sainte Ecriture et non aux doctrines révélées.
4. Saint Grégoire de Nazianze a également réfuté les objections d'Eunomius contre la divinité du Saint-Esprit. Il lui répliquait à ce sujet qu'il voulût bien savoir qu'il avait été introduit dans la théologie et dans le symbole des expressions qui ne se rencontraient pas dans la sainte Ecriture comme par exemple l'Etre non engendré de Dieu. Et même il pense que la doctrine de la divinité du Saint-Esprit était devenue plus claire après sa descente sur les Apôtres, car ce point de doctrine était du nombre de ceux qui, d'après saint Jean (XIV, 26), ne devaient être enseignés que par le Saint-Esprit. Il compte également cette doctrine parmi celles dont le Saint-Esprit ne devait faire la révélation aux Apôtres qu'après la mort du Seigneur, quoique le Seigneur n'eût promis une illumination et un enseignement par le fait du Saint-Esprit que pour les choses déjà révélées par lui. Saint Grégoire de Nazianze ne parle pas expressément, il est vrai, de la révélation d'une nouvelle vérité, mais il marque que le Seigneur n'a enseigné qu'obscurément aux siens cette vérité-là2. En tous cas, il ne regarde pas la sainte Ecriture comme l'unique source de foi, il suppose en outre des doctrines non écrites 3.
ouvertement partout, que par idypa. il entendait au contraire les doctrines confiées a la discipline de l'Arcane, comme Basile lui-même semble l'indiquer dans ce qui suit.