Greg. Naz. Or. c
5. Saint Grégoire de Nysse eut aussi à faire avec le même Eunomius et pour établir la vérité de l'homousie du Fils et du Père, telle qu'elle avait été exprimée à Nicée, il allègue la doctrine de la révélation pour laquelle, à l'exemple de Tertullien, il réclame la prescription, tandis que les hérétiques pour leurs opinions en désaccord avec la tradition sont obligés de fournir des preuves : « Qu'on ne m'objecte pas que même notre doctrine doit être confirmée et affirmée par des raisons et des preuves; il suffit pour démontrer nos doctrines que nous possédions la tradition à nous transmise par les Pères comme un héritage des Apôtres que nous ont assuré plus tard les saints, entant que leurs successeurs. Mais ceux qui veulent transformer le dogme en une opinion nouvelle doivent fournir des preuves et des motifs rationnels, s'ils ne veulent pas convertir seulement à leur opinion des hommes mobiles et légers, mais aussi des hommes sérieux et constants1. »
6. Saint Ambroise indique l'apostolicité comme un caractère de la véritable Eglise, et il voit sa supériorité caractéristique sur toutes les sociétés hérétiques dans ce qu'elle
possède les fondements de la prédication apostolique et garde sans tache la foi originelle2.
7. Saint Chrysostome remarque3 à propos de la 2e épître aux Thessaloniciens (11,15) que les Apôtres n'ont pas seulement enseigné par des épîtres, mais qu'ils ont livré beaucoup d'autres choses sans les écrire (xyp&ftôç nupt^oa^j). « Les deux choses sont dignes de foi. C'est la tradition de l'Eglise; n'en demandez pas davantage».
8. Saint Cyrille d'Alexandrie exprime dans sa lettre « sur la foi orthodoxe » à l'empereur Théodose, son intention de vouloir lui expliquer la doctrine de la vraie foi qui a été