‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 301 sur 480 · Ibid. c · texte numérisé non relu

Ibid. c

3. Ibid. c. 21 : Mirari satis nequeo tantam quorundam hominum vesaniam... ut semper aliquid gestiant religioni addere, mutare, dctraherc ; quasi non caeleste dogma sit quod semel revelatum esse sufiiciat, terrena institutio, quae aliter perfici nisi assidua emendatione immo potius reprebensione non possit. .

4. Ibid. c. 17 : Quamobrem hic Origenes tantus ac talis... cum parvi pendit antiquam Ghristianae religionis simplicitatem, dum se plus cunctis sapere praesumit, dum ecclesiasticas traditiones et veterum magisteria contciunens, quaedam scripturarum capitula novo more interpretatur, meruit ut de se quoque ecclesiae Dei diceretur : Non audies verba Prophetae illius.

sa tradition le septième concile général, quand il prononçait ces paroles : « Si quelqu'un rejette la tradition de l'Eglise, soit écrite, soit non écrite, anathema sit * ».

Le magistère infaillible de l'Eglise en tant qu'autorité chargée d'interpréter et de certifier la sainte Ecriture et sa tradition

La sainte Ecriture montre qu'elle a besoin à plusieurs points de vue de l'autorité de l'Eglise. Tout d'abord elle ne se produit pas comme un livre inspiré par une autorité sans appel, elle ne nous dit même pas par elle-même de quelles parties essentielles elle se compose, quels livres elle comprend. On 'peut bien démontrer par l'histoire l'authenticité, l'intégrité, la crédibilité du Nouveau Testament et fonder làdessus une certitude historique, quoique ici notre certitude devienne plus grande, si nous avons foi en l'Eglise infaillible et en son témoignage infaillible sur la question de l'origine apostolique de la sainte Ecriture et appuyons notre jugement sur son autorité. Mais que les livres saints soient inspirés et quels sont ceux qui le sont, nous ne pouvons le enter par la critique historique comme un objet de foi certaine. Le caractère sacré de leurs paroles ne saurait assurer cette certitude ; elle ne peut nous être garantie que par l'autorité infaillible de l'Eglise. En vérité, dans ce jugement sur la canonicité d'un livre l'Eglise ne procède pas sans des raisons externes et internes. Elle ne s'exprime ainsi en général que sur les écrits des Apôtres ou des disciples des Apôtres (saint Marc et saint Luc), mais elle n'a pas pourtant admis dans le canon la lettre de saint Clément ni la prétendue épitrede Barnabe ; dans cette question de l'authenticité d'un écrit soi-disant apostolique, elle étudie comme critérium si les doctrines de foi ou de mœurs qui y sont contenues répondent aux doctrines anciennes à elle transmises par la tradition orale.

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