‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 307 sur 480 · Yinc. Lit. Comm. c · texte numérisé non relu

Yinc. Lit. Comm. c

est réellement un progrès et non un changement de la foi ». II le dépeint exactement tout aussitôt après comme une connaissance déplus en plus exacte de la révélation, acquise par les travaux intellectuels des docteurs de l'Eglise au cours des temps; de même que par suite des attaques des hérétiques et par les répliques des docteurs les dogmes arrivent à se traduire dans une formule de plus en plus, précise ; en d'autres termes, il défend l'histoire du dogme dans le sens indiqué dans notre Introduction1. Tout aussi décisif est saint Augustin dans sa croyance à un développement continuel de la doctrine révélée. Il se peut que dans le cours des siècles par suite de l'application des vérités de foi à la vie des peuples de nouvelles questions soient soulevées dont les saintes Ecritures ne nous laissent pas saisir encore la sûre solution ni même la tradition, comme par exemple celle relative à la réitération du baptême conféré dans une secte hérétique. Qui déciderait avec certitude de telles questions et mettrait un terme aux querelles qu'elles provoquent s'il n'existait pas un magistère infaillible tel que renseignent expressément les Ecritures2? Seule l'Eglise, comme saint Augustin le rappelle en un autre endroit, peut donner sans précipitation la solution de ces affaires; elle doit laisser agiter à plusieurs reprises et en tout sens ces points controversés, pour ne point troubler ou détruire la paix de l'Eglise et assurer et maintenir l'unité de la foi même par l'examen varié de cet objet de controverse3.

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