V. Hist. des Dogmes, I, 8 sq. (éd. ail
2. Aug. C. Cresc. I, 33, 39 : Proinde quamvis hujus rei certe do scripturis canonicisnon proferatur exemplum : earundem tamen scripturarum etiam in hac re a nobis tenetur veritas, cum hoc facimus, quod universae jam placuit ecclesiae, quara ipsarum scripturarum coramendat auctoritas.
3. De bapt. II, 4, 5: Quomodo enim potuit ista res tantis altercationum nebulis involuta, ad plenarii concilii luculentam illustrationem confirmationemque perduci, nisi primo diutius per orbis terrarum regiones, multis bine atque hinc disputationibus et collationibus episcoporum pertracta constaret? Hoc autem fecit sanitas pacis, ut cum diutius aliqua obscuriora quaeruntur et propter inveniendi difficultatem diversas pariunt in fraterna disceptatione sententias, donec ad verum liquidum perveniatur, vinculum permaneat unitatis, ne in parte praecisa remaneat insanabile vulnus erroris.
Mais une fois que ces questions ont reçu d'un concile général ou de l'Eglise universelle une solution décisive, il n'appartient plus aux individus de douter ou de suivre une opinion toute différente. Quant à saint Cyprien, saint Augustin s'essaie à plusieurs reprises de le disculper par ce fait qu'à son époque aucun concile général ne s'était encore prononcé sur la réitération du baptême.
5. La sainte Ecriture et la tradition orale ne suffisent donc pas encore, puisqu'elles ont besoin d'une autorité permanente, sinon une interprétation subjective s'emparerait d'elles, compromettrait la foi et détruirait l'unité de la croyance religieuse. Or, cette unité le Seigneur a voulu expressément la donner pour base à l'unité de son Eglise, et elle ne peut être conservée que par une autorité continuant à vivre sans interruption par le magistère infaillible de l'Eglise. Nécessairement, cela suffit seul pour assurer la foi parmi les chrétiens et prêcher l'Evangile, et cela a suffi de fait au commencement du Christianisme, alors qu'il n'y avait pas encore de livres saints. Et même l'infaillibilité personnelle ne dispensait pas les Apôtres de rester subordonnés à l'Eglise unique et à son centre, Pierre, le prince des Apôtres; ils devaient traduire au dehors cette unité de l'Eglise. Paul est donc admis par Ananie à Damas, dans le sacerdoce, et plus tard, lors de sa présence à Jérusalem, par Pierre, Jean et Jacques dans l'apostolat1.
6. Quand donc les Pères se demandaient exactement où ils pouvaient trouver la doctrine infaillible de l'Eglise, ils partaient, comme on le voit d'après ce qui a été déjà dit, de ce principe que ce que l'Eglise, dans son universalité comme ecclesia universalis présentait à notre foi, devait être tenu pour doctrine révélée. Aussi ils admettaient l'infaillibilité d'abord pour tous les points de la doctrine de la foi et des mœurs sur lesquels les dépositaires du magistère de l'Eglise s'exprimaient en toute certitude et accord. Qu'en ceci aucune erreur ne soit possible, cela résultait de la promesse