‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 309 sur 480 · Àug. Queslionum evang. II · texte numérisé non relu

Àug. Queslionum evang. II

expresse du Seigneur en saint Jean (XVI, 13) concernant le Paraclet qu'il devait envoyer et qui instruirait ses Apôtres de toute vérité ; cela résultait encore du sentiment que les Apôtres exprimaient au premier concile de Jérusalem en ces termes : « Il a plu au Saint-Esprit et à nous », cela résulte aussi de l'idée que l'Eglise devait réaliser en elle en tant qu'étant le Christ continué. Aussi l'Eglise possède l'infaillibilité sans interruption dans son magistère universel, qui ne sera jamais abandonné par l'Esprit-Saint. D'une façon extraordinaire et solennelle, ce magistère universel s'exprime en union avec le chef suprême de l'Eglise dans les conciles généraux, quand leurs décrets dogmatiques sont proposés à tous les chrétiens en général en forme obligatoire et imposés à leur croyance sous peine d'excommunication. Ainsi en fut-il à Nicée comme à tous les conciles généraux qui suivirent. Cependant on ne fut pas tout d'abord universellement fixé dans l'Eglise sur l'autorité du concile général et notamment sur ce qui était requis pour le constituer.

Le concile de Nicée obtint, il est vrai, tout d'abord la plus grande autorité. Dans une lettre à l'église d'Alexandrie l, l'empereur Constantin déclare qu'il tient pour inspirés les décrets rédigés à Nicée. Pendant les luttes violentes de l'Arianisme, tout l'effort du magistère de l'Eglise et des Pères orthodoxes tendirent à maintenir dans son intégrité l'autorité du symbole de Nicée. UhomousiGs sanctionné par le concile devint la marque distinctive de la foi orthodoxe ; son rejet, un signe d'hérésie, et la lutte ne se termina que par la disparition de toute opposition contre lui et par la souscription générale du symbole de ce concile, accepté et reçu comme une règle de foi intangible. Saint Athanase écrit dans une lettre à Epictète2 : « Rejetez donc le concile de Nicée, et vous introduisez là, comme les hérétiques, une innovation, ou bien, si vous voulez être les enfants de ces Pères, ne suivez pas une doctrine opposée à

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