Athan. N. 4 (éd. Maur. f
leurs écrits. » Dans sa lettre à l'empereur Jovinien1, il cherche à mettre en pleine lumière l'autorité du concile de Nicée et il rapporte que toutes les églises du globe l'ont admise et ont promulgué ses décrets afin d'étouffer l'hérésie. Partout dans l'Eglise, pour affirmer l'unité de foi, on exigeait la signature du symbole de Nicée ; ainsi fit saint Basile quand des dissensions eurent éclaté parmi le clergé de Tarse, et il en donne comme raison que les 318 évoques réunis là avaient parlé sous l'inspiration du Saint-Esprit 2. Grégoire de Nazianze3 dit de ces mêmes évêques que le Saint-Esprit les avait rassemblés pour anéantir l'hérésie. Saint Ambroise reconnaît de lui-même ce que d'autres, comme saint Athanase, Hilaire, Eustate, avaient reconnu par leur exil ; ce que d'autres encore avaient attesté par leur martyre, à savoir qu'il était prêt à sacrifier sa vie4 pourlafoi de Nicée. Saint Cyrille d'Alexandrie employait au sujet des Pères de Nicée les mêmes expressions que pour les écrivains sacrés, à savoir que le Saint-Esprit a parlé par eux5.
Saint Augustin parle souvent dans ses écrits de l'autorité des conciles pléniers (concilia plenaria). Quant au mot œcuménique il ne l'emploie pas, quoique il parle quelquefois d'un concilium générale ou concilium universalis ecclesiae; par contre, parmi les concilia plenaria il compte les conciles nationaux, comme les conciles d'Arles (314), de Carthage (401 et 408) 6 et autres. A ceux-ci encore il attribue une haute autorité. Il n'aurait donc plus excusé saint Cyprien si un concile plénier (concilium plenarium) s'était prononcé contre la réitération du baptême des hérétiques 7. Ce que ces conciles décident est à ses yeux obliga-
\. C. 1. 2 (éd. Maur. p. 022 sq.).
"2. Basil. Ep. 114 éd. Maur. III, 207) : Oûx oweu x*a toû «y&u 7w«//iaToç b>ep-