Héfrlé loc. cit. M <2 éd.) 171. — 3. V. plus 7a
de la définition du concile de Carthage (397) sur le canon des écrits bibliques. C'est de là qu'ils ont reçu leur autorité, car un concile provincial ne peut, par lui-même, prétendre à l'infaillibilité. Si donc saint Augustin tient pour suffisant contre les Pélagiens le décret d'un concile occidental qui fut approuvé par le pape, il suppose que toute l'Eglise y est suffisamment représentée et que l'autorité du pape supplée à ce qui fait défaut.
§ 91 Le canon des saintes Ecritures à l'époque patristique
A l'époque du concile de Nicée, les diverses Eglises n' avaient pu encore se mettre toutes d'accord sur le canon des saintes Ecritures. Aussi, dans notre Histoire des Dogmes , il a fallu sur ce point dépasser les temps anténicéens, si nous tenions à montrer au moins quelque résultat des développements survenus. C'est Eusèbe de Césarée qui montre le mieux le point où l'on en était arrivé au commencement du ivc siècle. Il partage1 en deux classes les livres "saints lus dans les assemblées des chrétiens comme source de foi, pour l'édification et l'instruction des fidèles ; celle des livres canoniques (ôpo),oyovpv«) ou reconnus partout et celle des livres mis en doute çà ou là (àvrileyô^vu, vôQa). En outre, il cite une troisième classe d'écrits apocryphes qui sous un nom d'Apôtre avaient été supposés par des hérétiques ou des chrétiens et devaient servir à la propagation des erreurs ou contenaient des choses incroyables ou de pures fictions 2.
1. Par rapport aux livres de l'Ancien Testament, Eusèbe rapporte le canon des Juifs de Palestine d'après Méliton de Sardes, suivant lequel les livres de l'Ancien Testament, les