Orat
2. Orat. 19, 13 : Mvj ^upù-jéaBu U ô Çuyôç, pjâs r$ç npotryç r,pwv à^upriuç tô èniTiuuov.
les discours persuasifs de la première mère, qui furent la source de notre propension à la sensualité i ».
3. Saint Grégoire de Nazianze n'a pas néanmoins entendu l'état de l'homme déchu en ce sens que l'image divine serait complètement effacée en lui, ou que ses forces naturelles pour l'accomplissement du bien seraient absolument perdues ou incapables même de coopérera la grâce. Il attribue encore à l'homme tombé le pouvoir de s'élever par la contemplation des créatures jusqu'à la connaissance de Dieu, de la cause première créatrice de toutes choses. L'homme expie cependant son péché dans sa connaissance même par les multiples erreurs, par la domination même de l'erreur (tï, avrwopiu Ttiç jclàmç) qui l'abusent3. Il lui reconnaît également encore la liberté de la volonté, le pouvoir de choisir entre le bien et le mal. Il combat expressément l'opinion des Gnostiques qui enseignaient la diversité de la nature humaine chez les Hyliques, les Psychiques et les Pneumatiques , il admet toutefois des dispositions et des facultés naturelles différentes, mais tous les hommes ont le pouvoir de choisir le bien ou le mal3, ils ont la raison pour diriger leur inclination au bien vers des objets déterminés et arriver aux actes bons, comme la pierre frappée par l'acier produit le feu *. Cet accomplissement du bien ne se produit sans doute point sans la grâce, quand il s'agit d'œuvres méritoires pour le ciel ou des actes surnaturels du salut ; il reste établi cependant que dans l'homme se trouve la puissance de libre coopération5.
\ Grec. Naz. C?rmen ï. — 2. Orat. 28, 6. — 3. Orat. 39, 7.