‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 320 sur 480 · Retract. I · texte numérisé non relu

Retract. I

2. De civ. Dei XVII, 20, 1 : Eos (se. Sapientiam, Ecclesiasticum) tamen in auctoritatem, maxime occidentalis, antiquitus recepit ecclesia.

3. L. II, 4, 2. — 4. Denzinger, Ench. n. X. 5. Greg. M. Moral. XIX, 13.

Même de plus en plus prévalut la conviction que ce qui était admis et enseigné dans toute l'Eglise était une vérité catholique et un élément essentiel de la révélation, et elle guida l'Eglise dans ses dernières décisions dogmatiques sur cette question à Florence et à Trente.

2. Par rapport au Nouveau Testament Eusèbe avait i également établi deux classes, celle des ôuotoyoûueva, qui étaient reçus partout et celle des avakyôpeva ou vôôa qui rencontraient çà et là quelque contradiction. Si nous écartons les écrits apocryphes qu'il oppose comme une troisième classe aux deux autres, il distingue entre les écrits douteux deux subdivisions. A la première appartiennent les épitres dites catholiques de Jacques, Jude, la 2e de Pierre, les 2e et 3e de Jean; à l'autre les Acta Pauli, l'Apocalypse de Pierre, le Pastor d'Hermas et l'épître de Barnabe, tout autant d'écrits à compter en partie parmi les apocryphes. Relativement à l'Apocalypse, Eusèbe n'est pas décisif sur la question de savoir si elle est à mettre parmi les ôucAoyovueva ou parmi les avrJeyô^eva ; il la cite dans l'une et l'autre classe. Il ne mentionne pas à cet endroit l'épître aux Hébreux, alors qu'en général il range les lettres paulines dans la première classe ; ailleurs 2 il la range cependant parmi les àvTJeyôpev*. Le développement et l'établissement successif du canon prit alors son cours, et le jugement de l'Eglise sur les àvrJeyô/xeva devint de plus en plus net si bien que le classement des écrits disparut peu à peu, et que ceux qui y figuraient furent comptés parmi les canoniques bien reconnus ou parmi les apocryphes. Les doutes et les hésitations se fondaient principalement sur ce fait que l'origine apostolique de ces écrits n'était attestée que dans l'une ou l'autre des églises apostoliques. Le fond de ces livres ne soulevait aucun scrupule ; l'Eglise ne trouvait aucune contradiction entre ce fond et celui des écrits reconnus canoniques, et elle voyait dans l'admission déplus en plus étendue et finalement universelle de ces écrits une preuve en faveur de leur caractère apostolique. L'autre mouvement,

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