‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 328 sur 480 · Conf. XIII, 28. — 6. De vera rel · texte numérisé non relu

Conf. XIII, 28. — 6. De vera rel

cependant un contenu d'autant plus riche1. S'ils se rapportaient antérieurement au Sauveur futur, tels par exemple les sacrifices, les fêtes, la circoncision, etc., les sacrements de l'Eglise se réfèrent au Sauveur déjà venu2. Pendant que les premiers étaient compris à peine et seulement de quelques-uns, les derniers sont connaissantes et perceptibles pour tous 3. Ici comme là, les sacrements servaient à rattacher les croyants à une communauté externe, visible et à un culte commun4. Quant à la différence des sacrements du Nouveau et de l'Ancien Testament relativement à leur effet et à leur contenu les Pères en général ne l'expriment pas encore dans les termes des Scolastiques futurs (ex opère operatoetex opère operantis), mais ils la montrent dans le baptême de Jean vis-à-vis du baptême chrétien et dans la circoncision. Quoique plusieurs d'entre eux aient là-dessus des opinions différentes, saint Augustin défend celle qui tient que le baptême de Jean n'avait pas encore la force d'effacer les péchés, et en donnait seulement l'espoir ; ce qui s'accorde avec le caractère figuratif de sacrements de l'Ancien Testament5. Quelquefois il soutient lui aussi en général que les sacrements de l'Ancien Testament avaient simplement figuré la grâce que ceux du Nouveau Testament procurent réellement 6. Mais en quoi consistait cette grâce? c'est ce qu'il sera plus opportun d'expliquer pour chaque sacrement en particulier.

Cependant pour délimiter d'une façon précise le contenu de cette idée pour les sacrements établis dans la nouvelle alliance comme moyens invariables de salut dans le sens que nous y attachons aujourd'hui, nous ne trouvons

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