‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 331 sur 480 · De bapt. IV · texte numérisé non relu

De bapt. IV

5. C. ep. Parm. II, 4, 8 : Ipsi potius secundum perversitatem intellectus sui magnas patiuntur angustias, cum eis dicitur : Ergo qualis fuit Optatus. tali> fuit t-t plebs Thamugadensis, <'t si communions sacramentorum, sicut dicitn, contaminantur ot i 1 1 ï qui fada mala improbant, et illi qui etiam ea pro pace tolérant unitatis; taies '-lis et vos omnes, qui et illi collegae et illi plebi communicastis, cum lllum tota Africa Gildonis satellitem manifesto gemitu derlararet.

En ce qui concerne l'autre assertion des Donatistes, à savoir que la validité du sacrement dépend de l'état de grâce du ministre, elle s'appuie aussi sur une fausse conception des sacrements. La sainteté ou le péché du ministre ne peut rien changer à la validité, ni même à l'efficacité des sacrements. C'est un crime, il est vrai, d'administrer les sacrements avec des mains impures ', [mais ils ne reçoivent pas leurs forces de [l'homme, et ils ne perdent pas leur propre efficacité à cause des péchés de ces hommes parce que nous ne devons pas mettre notre espoir dans les hommes, mais en Dieu 3.

Saint Augustin enseigne donc du sacrement de pénitence, qu'un mauvais prêtre peut conférer validement l'absolution des péchés3. Cependant saint Augustin n'est pas seul à défendre la doctrine de l'Eglise contre les schismatiques ; d'autres Pères en témoignent aussi. Sans doute, saint Grégoire de Nazianze dans son exhortation aux catéchumènes après leur avoir fait remarquer qu'ils n'aient pas à regarder à la dignité de celui qui baptise, ajoute : « Pourvu toutefois qu'il appartienne aux seuls ministres authentiques et non à ceux qui sont publiquement rejetés ou à ceux qui sont séparés de l'Eglise 4». Mais cette remarque ne suppose pas que le sacrement conféré parla main d'un excommunié soit invalide. Au Au contraire, il ajoute aux paroles citées plus haut, qu'il est indifférent pour l'empreinte d'un sceau que l'image de l'empereur soit gravée sur la cire avec un sceau d'or ou un sceau de cuivre.

Saint Chrysostome exhorte les fidèles à respecter les prêtres que Dieu a choisis pour être les instruments de sa grâce et il répond à l'objection que ces organesmêmes peuvent être mauvais en montrant ce que Dieu opère par eux : « Sa fonction (celle du prêtre) est d'ouvrir la bouche, Dieu fait tout le reste, lui accomplit seulement l'action symbolique. Et le saint sacrifice, que Pierre ou Paul ou un prêtre quelconque

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