C. Cresc. Donat. II
2. C. ep. Para. II, 14, 32. De bapt. IV, 4, 5. — 3. Sermo 71, 23, 37.
4. Or. 40, 26 (Ed. MaUT.) : Mdvov é'ffTM Tt$ r&v èyxpiTuv, y.ai fxr, zôjv npo$YjX&s xareyvwT/xeywv, p.riSk t*j$ èxx/y?a-t'aç àXXozpioç,.
d'un autre mérite l'offre, est le même que celui que le Christ a confié à ses Apôtres et que les prêtres accomplissent encore présentement. Celui-ci n'est pas moins que celui-là. Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas les hommes qui le sanctifient, mais Dieu, qui Ta sanctifié préalablement. Comme, en effet, les paroles que le Christ a dites sont les mêmes que celles du prêtre, le sacrifice et le baptême sont les mêmes que ceux qu'il a donnés et ainsi en est-il de l'ensemble de la foi *». Ainsi s'exprime également Optât de Milève sur l'efficacité des sacrements ; pour lui, c'est Dieu qui agit par eux et par la main du prêtre 2.
On ne trouve pas traitées chez les Grecs les questions que le moyen âge agitera pour la première fois sur le genre et l'espèce d'action des sacrements. Indiquent-ils seulement ou produisent-ils la grâce ? Sont-ils de plus comme des vases qui contiennent ou comme des outils qui opèrent sur les hommes? Servent-ils seulement de signes à la suite desquels la grâce se produit même indépendamment d'eux ? Saint Augustin compare3 en un passage le signe sacramentel extérieur à la parole de Dieu qui, prononcée par le prêtre, sanctifie et purifie l'homme.
4. Pour la validité du sacrement on n'exigeait donc tout d'abord que l'accomplissement parfait du signe extérieur (établi par le Christ) qui ordinairement contient deux parties, la matière et la forme. La distinction des deux éléments sous ces termes appartient, il est vrai, au moyen âge. Mais le commencement en apparaît déjà dans saint Augustin, quand il distingue dans le sacrement quelque chose de double à savoir l'élément et la parole {elementum et verbum)* ;
1. Chrysost. In 2 Tim. hom. 2, \. Cf. In acta hum. H, 3. In Matth. hom. 50, 'A [Migne LXII, 612; LX, 116; LV1I, 507, 508).
2. Opt.Milev. Schisina Donat. V, i:Cum ergo videatis, omnesqui baptizant, operarios esse non dominos et saoramenta per se esse sancta, non per ho mines : quid <•-! , quod vobis tantum rindicatis ? Quid est,quod Deum cxcludere a muneribus suis contenditis? Concodite Doo pracstare, quae sua sunt.