‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 335 sur 480 · Sermo 351. Cf. plus bas; \ 102. — 4. De bapt. I · texte numérisé non relu

Sermo 351. Cf. plus bas; \ 102. — 4. De bapt. I

ii. Les Scolastiques dans !a réception dos sacrements entendent la fiction au premier sens. Cf. Thom. Si-ntt. L. IV. dist. G. qu. 1. a. 3.

soit, il ne prétend pas s'inscrire enjaux contre la validité d'un sacrement reçu avec une hypocrisie de ce genre, bien que la rémission des péchés ne puisse pas être jointe à un pareil baptême. Cet effet du sacrement ne peut être assuré à nouveau que par une vraie conversion. Mais il se pose ailleurs spécialement une question à propos d'un baptême reçu seulement en apparence et par plaisanterie et il ne donne aucune réponse sur sa validité ou son invalidité *; il veut plutôt réserver à un concile général le soin de décider si le baptême reçu par simulation peut être encore considéré comme valide, particulièrement s'il a lieu dans une société religieuse où manque la véritable foi religieuse2. Pour tout le reste la doctrine de la nécessité de l'intention chez le ministre du sacrement découle comme une conséquence des règlements du Seigneur, qui a chargé ses Apôtres comme ses représentants visibles sur la terre de la dispensation des sacrements et a ainsi exigé d'eux une dispensation proprement humaine. La Scolastique a plus tard approfondi ce point de doctrine3.

Les autres aperçus doctrinaux des Pères relatifs aux conditions exigées pour une réception valide et digne, telles que le baptême comme préparation nécessaire pour les autres sacrements, l'intention comme préparation morale du sujet, seront traitées plus tard pour les divers sacrements.

7. Le nombre sept pour les sacrements ne se trouve encore mentionné expressément nulle part chez les Pères, quoique ils soient, comme on le verra dans ce qui suit, bien indiqués isolément ou étudiés plus profondément sous ce nom. Chez saint Augustin le mot sacramentum, quoique son idée ne soit pas encore arrêtée tout à fait avec précision, est

i. De bapt. VII, 53, 101.

2. Ib. n. 102 : lîbi autem neque societas ulla esset ita crcdentium, neque ille qui ibi acciperct, ita crederet, sed totum ludibrice et mimice et joculariter ageretur, utrum approbandus esset baptismus qui sic daretur, divinum judicium per alicujus revelationis oraculum, concordi oratione et impensis supplici devotione gemitibus implorandum esse censerem : ita sane ut post me dicturos sententias, ne quid jain exploratum et cognitum afferrent, humiliter expectarem.

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