Adv. Lucif. c. 9 (éd. Vallarsi II
7. Aug. C. ep. Parm. II, 13, 28: Utrumque (baptismus et jus dandi baptismum) enim sacra mentum est, <>l quadam consecratione utrumque homini d;itur, illud cum baptizatur, istud eum ordinatur : ideoque in ratholica utrumque non licet iterari.
à propos de la confirmation, Optât de Milève rapporte que ceux qui avaient été confirmés par les Donatistes n'étaient pas confirmés de nouveau lors de leur retour à l'Eglise1.
La raison de leur non-réitération réside dans le caractère particulier de leur action; ils impriment dans l'âme un caractère ineffaçable. Les Pères conçoivent bien aussi la grâce sanctifiante comme une ressemblance surnaturelle avec Dieu, alors que le Saint-Esprit transforme notre âme à l'image de Dieu et imprime en elle comme un sceau (o-r/pavT/îov)2; cependantle signe caractéristique qui est imprimé dans l'âme au moyen des sacrements par le Saint-Esprit est, en tant qu'ineffaçable, quelque peu différent quoique à lui aussi s'ajoute une certaine image de Dieu. Saint Grégoire de Nazianze compare 3 l'effet du baptême à l'impression d'un sceau (o-^aytç). Plus souvent encore saint Cyrille de Jérusalem parle de ce signe distinctif comme d'un effet du baptême et de la confirmation, alors qu'il emploie4 ce même terme de signe sacré (nvevixanxYi o-^oayîç) ou de sceau du Saint-Esprit (IIvevjxaToç âytou (Tfpayiç), mais il le compare aussi à l'empreinte caractéristique qu'on gravait avec le fer rouge sur la main du soldat et qui ainsi le marque d'une façon ineffaçable5. D'autres Pères, comme saint Chrysostome6, poursuivent cette comparaison et remarquent au sujet de ce signe caractéristique qu'il fait encore toujours connaître ceux qui le portent, alors même qu'ils quittent le rang. Saint Augustin s'étend également sur ce point de doctrine. Pour démontrer la validité d'un baptême, alors même qu'il n'opère aucune rémission de péché, il invoque cette même analogie. Si la marque caractéristique (nota, charac-
1. De schism. Donat. VII, 4 : Numquid nos exterminamus oleum vestrum, ut merito nos muscas morituras appelletis ? Quod vestrum est, apud vos est. Et a vobis ad nos aliquis transitum fecerit : sic a nobis servatur, quomodo a vobis dimittitur.
2. Cf. Cyr. Alex. De trin. dial. VII (Migne LXXV, 1113). - 3. Greg. Naz. Orat. 40, 26 (éd. Maur.).
4. Cyr. Hier. Procat. c. 17. Cat. 3, 3; 4, 16; 16, 24. — 5. Cat. 1, 3. 6. In 2 Cor. hom. 3, n. 7 (éd. Maur. X, 338) : Kocôoi-nep srpxriùrou; afpuyi^ outw xy.l toî'ç 7TtoTO?ç ib TTvevjix ÈTriT^STai* xvv /eiTroTazTvî'crvjç, xaTaoyjAcç yt'vvj 7T«7tv.
ter) est empreinte violemment sur un simple particulier par un déserteur ou par quelqu'un qui n'en a pas reçu la mission, celui qui est ainsi marqué n'en est pas moins devenu un véritable suldat de l'empereur. Les deux, le signatus et le signator ont encouru une peine et cependant le caractère du premier est ineffaçable. S'il se rend auprès de l'empereur, s'il s'explique sur ce qui s'est produit et s'il demande à être incorporé à l'armée, il ne reçoit pas de nouveau le caractère; mais il donnera à son profit à ce caractère son efficacité et sa pleine signification. Ainsi en est-il du caractère que confèrent à l'âme les sacrements qui ne peuvent être réitérés1.
Saint Ambroise parle d'un signe spirituel {spiritale signaculum) comme effet de la confirmation2.
§ 94 Doctrine des Pérès sur le sacrement de Baptême
Le premier dans la série des sacrements, celui qui rend l'homme membre de l'Eglise est le Baptême.
1. Aug. C. ep. Parra. II, 13, 29 : Aut si quisquam, sive desertor sive, qui nunquam omnino militavit, nota militari privatum aliquem signet, nonne ubi fu^rit deprehensus, ille signatus pro desertore punitur, et eo gravius quo probari potuerit nunquam omnino militasse, simul secum punito, si eum prodiderit, audacissimo signature ? Aut si forte illum militiae characterom in corpore suo, non militans pavidus exhorruerit et ad clementiam imperatoris confugerit, ac prece fusa et impetrata jam venia militare jam coeperit, numquid homine liberato atque correcto character ille repetitur, ac non potius agnitus approbatur? An forte minus haerent sacramenta Christiana, quam corporalis haec nota, cum videamus nec apostatas carere baptismate, quibus utique per poenitentiam redeuntibus non restituitur, et ideo amitti non posse judicatur ? Cf. Ep. 173, 3. In ep. Joan. c. 3. Tract. V, 6. De bapt. VII, 1, 1.
2. Ambr. De myst. c. VII, \ 42 : Unde répète quia accepisti signaculum spiritale, spiritum sapientiae et intellectus etc.. Signavit te Deus Pater, conlirmavit te Christus Dominus, et dédit pignus Spiritus in cordibus tuis. Quand donc Halm [op. cit., p. 299) ailirme que la doctrine vraiment développée et clairement exprimée du caractère sacramentel ne se trouve pas avant le xm« siècle, cela peut être vrai, d'après ce que nous avons vu, non de la substance de la doctrine, mais seulement des applications spéciales.
1. Le Baptême tire son nom du grec Bâ7m<rpa, Ba7rn<Tpiôç, Bûtïtktiç du signe extérieur de l'immersion pratiquée autrelois. Il en porte bien d'autres encore * tirés ou du signe extérieur, ou de l'ablution avec de l'eau, ou de ses effets, ou de son côté divin. Au premier point de vue, il est appelé simplement bain (lovrpov, lavacrum) 2, ou bain mystique 3, sacrement de l'eau4, mystère de l'eau5, source sainte6; à un autre point de vue, il est appelé le bain de la régénération 7, le symbole ou le sacrement de la renaissance8, de la vie9, de la purification, la lumière et l'illumination10, la consécration dl (jxuïjtîç)? Ie sceau 13, c'est-à-dire le sceau de la foi ou le sceau du Seigneur. Ces noms sont ou bien empruntés textuellement aux saintes Ecritures, comme le nom de régénération à saint Jean (3, 5) ; ou bien ils viennent naturellement des effets du baptême. Le nom d'illumination (?wTt<rp«) qui se trouve souvent chez les Pères grecs, désigne d'une part l'instruction dans la foi, le Catéchuménat, par lequel les futurs baptisés étaient préparés à recevoir le sacrement de baptême, de l'autre il désigne la grâce du baptême, qui peut être nommé avec raison, le sacrement de la foi, parce qu'il introduit le baptisé dans la communauté des croyants13. Même à ce point de vue la sainte Ecriture (Heb. 6, 4) donne la règle de langage. Saint Augustin appelle le baptême un