‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 34 sur 480 · Ullmaun, loc. cit page · texte numérisé non relu

Ullmaun, loc. cit page

2. Orat. 40, 23 : \stpovg §î oùrot, rwv IÇ àyvoiocç xaî TVjOavvîSoç à7T07rt7rrovtwv zyiç âwoeâç" . . . roùç §è ix'cfcz §o£aer0-/ja"ea,0at fr/jrs v.olcx.<jQri(ieo~Bou 7zapà. tou Stxaîou yptrov, <àç àGcppxyivzovç f/s'v, àrrov/i^ouç §£, &Xkà. 7ra0ôvraç pôChlov tv/V Çyjpt'av, vj Spâdavraç* où yàp oariç où xolào-swç aj-toç, r'Svj xaè Ttpyjç' Sxnrsp où§£ oaru; où tiu-yjç, r$Y) xaî xo)iào~s&>ç.

lui1 . » Il insiste ailleurs2 de nouveau sur l'empressement qu'il convient d'apporter à l'administration de ce sacrement, quand il y a danger de mort ; «c'est mieux, ajoute-t-il, d'être sanctifié sans la connaissance, que de mourir sans le signe indélébile et sans la sanctification». Dans le chapitre suivant, il s'exprime semblablement : « Ce n'est pas un petit malheur qui te menace si tu n'es venu au monde que pour la damnation et si tu meurs sans avoir assuré ton immortalité 3 ». Saint Grégoire n'a donc pas prétendu soumettre les enfants morts sans baptême aux peines positives de l'enfer, mais il les a résolument exclus de la béatitude céleste, et n'a laissé subsister pour eux que la perspective d'un bonheur naturel. Cette doctrine, loin de contredire en quoi que ce soit l'enseignement de l'Eglise, lui est au contraire absolument conforme.

5. Notre saint docteur a-t-il, comme il semble l'indiquer par son terme Cr^îv. (punition), associé le malheureux état de l'homme déchu, qui est notre lot dès notre naissance, à l'idée sévère de la faute ou du penchant habituel au péché ? C'est incontestable, si nous nous en rapportons à l'expression sans cesse répétée d'une condamnation (xar^xppa) de tous les hommes en Adam. « De même que nous sommes tous morts en Adam, de même nous revivrons tous dans le Christ... Où le péché était grand, la grâce a surabondé afin que ceux que la manducation du fruit défendu avait fait condamner (xaréxptve) fussent justifiés par les souffrances du Christ4 ». L'homme, comme s'exprime ailleurs saint Grégoire, a été dépravé dans son corps et dans son âme, de sorte que le corps et l'âme avaient besoin d'une rédemption. Les Apollinaristes ne peuvent donc promettre aucune satisfaction complète à cette exigence de rédemption

1. Orat. 40, c. 17: 'Ex ftpétpauç xytoffO^rw, ïi v/j/w xaQtsowôyjfw t<3 Hveuaare.

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