Cyr. Hieros. Cat
2. Cat. 3, 12 ; 20, 6, 7. — 3. Cat. 3, 3 ; 4, 16 ; 16, 24 ; 17, 35. 4. Cat. 3, 15 ; 15, 23 ; 18, 20.
accordent au baptême de Jean une vertu rémissive et au baptême du Christ une vertu sanctifiante plus élevée1.
Saint Jérôme explique le baptême de Jean dans le même sens et ne lui attribue aucune vertu rémissive, car un tel effet renferme la communication du Saint-Esprit, qui est réservée dans l'Evangile au baptême chrétien 2. Saint Grégoire le Grand est de cet avis3.
Pour ce qui regarde les effets du baptême chrétien considérés en particulier, nous voyons d'après ce qui vient d'être dit que le baptême a un double effet : la purification de tous les péchés et la communication d'une vie nouvelle dans le Saint-Esprit. Saint Basile donne au signe de l'immersion la signification, que nous lui trouvons chez l'Apôtre *, il décrit ensuite cette nouvelle vie dans le Saint-Esprit. « Par le Saint-Esprit, dit-il, l'entrée du royaume du Ciel nous est ouverte, nous sommes faits de nouveau enfants de Dieu. Il nous est permis d'appeler Dieu notre père, nous participons à la grâce du Christ, nous sommes enfants de lumière, héritiers de la gloire éternelle, en un mot nous pouvons aspirer àlaplénitude des grâces pour cette vie et pour l'autre 5 ». De semblables descriptions se trouvent aussi chez les autres Pères6. Dans le haut degré de grâce que reçoit le chrétien dans le baptême est la raison qui fait qu'après le baptême, le péché revêt un caractère si grave. Le baptisé noue avec Dieu un pacte, par lequel il s'engage à mener désormais une vie morale en rapport avec la grâce qu'il a reçue, de sorte que le péché revêt dès lors le caractère d'un parjure 7. Saint Grégoire de Nysse, pour expliquer cette communication mystérieuse de la vie dans le baptême par l'ablution avec de l'eau, le rapproche de la formation de la vie naturelle, qui nous apparaît aussi mystérieuse, et a pareillement des cau-