‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 356 sur 480 · De octo Dulcit. quaestt. I, 10. De civ. Dei XXI · texte numérisé non relu

De octo Dulcit. quaestt. I, 10. De civ. Dei XXI

3. Cf. De civ. Dei XXI, 19. — 4. De fide et operibus c. 25, § 47.

5. De bapt. II, 14, 19. Cf. De pecc. mer. et rem. I, 20, 26. Cyr. Alex. In Joan. 20, 17.

16, 1, 7 ; Jean, 3, 5). Quant à la question de savoir s'il faut affirmer cette nécessité, même au sujet des enfants qui n'ont pas encore l'âge de raison, elle est rattachée à la doctrine du péché originel, et à la question de savoir si le Seigneur a institué même pour les enfants ce moyen de salut. Là-dessus, nous ne pourrons tirer des paroles de la sainte Ecriture seule une pleine certitude ; les explications des Pères et l'enseignement infaillible de l'Eglise nous sont nécessaires. Si déjà dans les temps anténicéens quelques Pères affirmaient la nécessité du baptême1, les expressions des Pères postnicéens sont d'autant plus claires ; telles celles de saint Cyrille de Jérusalem 3, de saint Grégoire deNazianze3, de saint Chrysostome4. Ce dernier rattache à la doctrine de la nécessité du baptême, une exhortation aux catéchumènes où il les engage à ne pas tarder de recevoir le baptême.

L'usage du baptême des enfants nous atteste encore plus cette croyance de l'Eglise. Il régnait déjà avant le concile de Kicée5, quoique d'une autre manière que celle qui fut employée plus tard. Ici c'étaient des parents qui faisaient difficulté de laisser baptiser leurs enfants, de peur que plus tard ils ne renonçassent à leur loi et ne fussent un déshonneur pour l'Eglise; là c'était l'entourage païen, la religion païenne d'un père qui faisaient hésiter à conférer le baptême à l'enfant. Sainte Monique même ne fit pas baptiser saint Augustin dans son enfance. Pourtant l'usage du baptême des enfants était au temps de saint Augustin si général et si rattaché à la doctrine, que ce saint docteur déclare que c'est là une tradition apostolique qui vient vraisemblablement du Sauveur6. Les Pélagiens ne pouvaient pas nier ce fait; ils y cherchèrent des explications diverses afin d'échapper aux consé-

1. Iren. Adv. haer. III, 17, 2. Ter t. De bapt. c. 13. Cypr. Epp. 66, 5 (éd. Vindob.).

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