Ibid. III, 10, 15. —2. V. § 88. — 3. Aug. De bapt. I
péchés. Le concile de Constantinople, dans son septième canon, range dans la première catégorie les Eunomiens, les Montanistes, les Sabelliens, les Marcelliniens et les Photi* mens. Par contre, le pape Léon prescrit l'imposition des mains par les prêtres de l'Eglise pour tous ceux qui se convertissaient de l'hérésie1.
Un synode romain de l'an 487 ou 488, sous le pape Félix, décidait, à propos de ceux qui avaient été rebaptisés en Afrique par les Ariens, que les catéchumènes qui s'étaient fait rebaptiser par les hérétiques appartiendraient trois ans à la classe des Au clientes (écoutants) et recevraient ensuite l'imposition des mains 2.
Si, en l'absence de textes décisils de la sainte Ecriture sur le baptême Ldes hérétiques, ^certains Pères hésitaient encore sur la conduite à tenir au sujet du baptême des hérétiques, surtout là où l'usage de l'Eglise ne remontait pas jusqu'au temps des Apôtres, ils étaient aussi hésitants sur la décision à Éprendre au sujet du baptême des laïques. La première apparition de cette question reste même obscure. Ou bien les Apôtres ont laissé des déclarations orales sur la validité du baptême conféré par un laïque, et établi ainsi cet usage de l'Eglise, qu'en cas de nécessité, même un laïque peut baptiser, ou bien c'est l'Eglise qui, comme interprète infaillible de la révélation, a tiré cette doctrine de la nécessité du baptême, de Isa place parmi les autres sacrements, et aussi de l'absence de toute prescription précise de la part du Sauveur au sujet d'une consécration spéciale néces*
1. Léon. M. Ep. 159 ad Nicetam c. 7 (éd. Baller. 1334 sq.) : Nam hi qui baptismum ab haereticis acceperunt, cum antea baptizati non fuissent, solaf invocatione Spiritus sancti per impositionem manuum confirmandi sunt, quia formam tantum baptismi sine sanctificationis virtute sumpse» runt. Et hanc regulam servandam in omnibus ecclesiis praedicamus, ut lavacrum semel initum nulla iteratione violetur, dicente Apostolo : Unus Dominus, una fides, unum baptisma. Cujus ablutio nulla iteratione terne» randa est, sed sola sanctificatio sancti spiritus invocanda est, ut quod [ab haereticis nemo accipit, a catholicis sacerdotibus consequatur. Cf. Ep. 167 ad Rusticum c. 16 (éd. Baller. p. 1427).