‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 372 sur 480 · V. Decr. Gratian. P. III. de consecr. dist. 5, c · texte numérisé non relu

V. Decr. Gratian. P. III. de consecr. dist. 5, c

indiquée dans la sainte Ecriture, comme un moyen particulier de conférer la grâce était jointe une onction ; et ce mot d'onction était le nom ordinaire de la confirmation dans les temps patristiques, d'autant plus que l'imposition des mains était aussi employée dans d'autres circonstances, dans l'admission au nombre des pénitents, dans l'absolution de ces derniers et dans la réception de ces hérétiques. D'ailleurs l'onction n'était pas exclusive à la confirmation; il y en avait aussi une dans le baptême, dans la réception des hérétiques et dans diverses consécrations ; de là l'obscurité de beaucoup d'expressions des Pères. Le signe extérieur n'était nullement fixé et ses deux parties étaient employées dans les cérémonies avec des significations différentes. Cependant on admettait que la perfection et la plénitude de la grâce du baptême et une communication complète du Saint-Esprit étaient conférées par un second sacrement dont l'administration était un privilège exclusif de l'évêque.

Dans les temps postnicéens, c'est saint Cyrille de Jérusalem qui donne sur les autres sacrements comme sur l'onction ou confirmation les indications les plus précises. « Vous avez été oints (^pserrot), quand vous avez reçu le sacrement du Saint-Esprit *, dit-il aux chrétiens ', et il décrit ensuite de quelle manière après le bain de la régénération les baptisés recevaient le chrême, dont le Saint-Esprit qui descendit sur Notre-Seigneur après son baptême était la figure. Ce sacrement différent du baptême, il l'appelle onction (xpî<rp<x) ou chrême (pw/wv, mélange d'huile) ou simplement huile (sWov) Il compare la bénédiction et la consécration de l'huile à la consécration du pain dans la sainte Eucharistie. « Prends garde de ne pas considérer cette onction comme inactive, car de même que le pain eucharistique après l'invocation du Saint-Esprit n'est plus du pain ordinaire, mais est le corps du Christ, ainsi cette huile sainte après l'invocation du Saintril n'est plus une huile simple et ordinaire, mais un présent du Christ qui par la condescendance de Dieu communi-

Page 1