Cyr. Ilieros. Cat
que le Saint-Esprit *. Il faut seulement remarquer que cette comparaison ne touche pas au dogme de la transsubstantiation, car d'après ces paroles le pain dans l'Eucharistie est le corps du Christ, l'huile au contraire dans la confirmation communique le Saint-Esprit. Il est vrai que saint Cyrille, suivant l'usage de son église, fait allusion à une onction multiple ; ce n'était pas seulement une onction au front comme cela se pratique actuellement d'après le rite romain, mais encore aux oreilles pour marquer l'obéissance à la loi divine, au nez comme signe des bonnes oeuvres, qui désormais doivent monter vers Dieu comme Une bonne odeur, â la poitrine comme symbole de la cuirasse de justice2. Cependant en un autre endroit 3, il mentionne simplement une seule onction au front, preuve qu'il voyait dans cette onction la partie essentielle du signe extérieur; en outre il indique dans l'Ancien Testament comme figure de cette onction celle d'Aaron, quand il fut consacré grand-prêtre et celle de Salomon quand il fut sacré roi (3e Livre des Rois, 1, 39, 45) 4 ; de là on peut conclure qu'il a vu dans l'onction le signe extérieur du sacrement dont il est ici question. Cependant l'imposition des mains est indiquée comme le second sacrement qui complète le baptême, et cela de telle façon que son identité avec l'onction ne peut être mise en doute. Il rappelle aux catéchumènes l'imposition des mains par laquelle Moïse, d'après le Deutéronome (34, 9), conféra l'esprit de sagesse à Jésus, fils de Navé, et il ajoute5: « Le même signe, tu le vois dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament. Moïse donne le Saint-Esprit par l'imposition des mains et saint Pierre le communique de la même manière. Sur toi aussi qui dois être baptisé, la grâce descendra ».
On le voit ici comme au sujet de l'onction, il est fait la même allusion à Pierre, dans Samarie ; ici comme là, c'est le même effet, la communication du Saint-Esprit. Si les deux noms, onction et imposition des mains, peuvent être substi-