‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 374 sur 480 · Cat. 21, 3. — 2. Cat · texte numérisé non relu

Cat. 21, 3. — 2. Cat

3. Cat. 22, 7. — 4. Cat. 21, 5. — 5. Cat. 16, 26. Cf. Cat. 17, 25.

tués l'un à l'autre, les actions correspondantes dans la confirmation doivent aussi avoir été unies l'une à l'autre, quoique les textes des temps patristiques ne nous fournissent pas de description détaillée du signe extérieur de ce sacrement. Nous ne pouvons pas supposer un changement essentiel du signe extérieur de la confirmation après le ive siècle, d'autant que nous n'avons là-dessus aucun document et d'autre part, il faut le remarquer, dans la suite on trouve les deux noms indifféremment employés pour désigner le même moyen de salut, nous ne pouvons donc expliquer cette double appellation que par l'usage encore existant de l'Eglise catholique et des sectes orientales et d'après lequel l'imposition des mains (zeipoBeai*) et l'onction au front ne constituent qu'un acte. Quant à l'imposition faite sur tous les confirmands, le seul sens des mots empêche de la confondre avec La xetpofarta dont il s'agit ici; de plus les sectes de l'Eglise grecque n'en ont aucune trace dans leurs rituels.

Sur la forme ou les prières qui accompagnaient l'onction, saint Cyrille ne donne, à cause de la discipline de TArcane, aucune explication directe; il indique seulement aux catéchumènes, quand à l'époque de Pâques il leur annonce qu'il veut les instruire, « de quelle manière leur est conféré le signe de communion avec l'Esp rit-Saint » (^«yîç *% xoiv&m'aç toO wvtw/Mrroç)4. Ces mots ont presque le même sens que la forme du sacrement encore en usage chez les Grecs : (<Tfp*yiç <Wâ- rou v.'/loj TneûpuTo;) signe du don du Saint-Esprit ; ces paroles indiquent de plus un double effet du sacrement qui se trouve aussi exprimé dans les passages cités plus haut des écrits des autres Pères : l'impression d'un caractère indélébile et la communication du Saint-Esprit. Ce dernier effet est encore mieux désigné, quand il est dit que ce sacrement nous donne les armes spirituelles qui nous sont nécessaires 3 et en même temps la force dont nous avons besoin ; de là son nom latin de confirmatio.

Page 1