Orat. cat. 8. — 2. Greg. JSyts. Orat. cat
mersion représentative de la mort, qui délivreront l'homme de son attachement inné au péché (Vwv àAveroû nûq ô av0/>wttoç r-?,ç nphç xkxov <Tvy.ymKç). La conversion conduit à la haine et à l'aversion du mal, la mort opère l'éloignement du péché1».
En vérité on a contesté que saint Grégoire ait songé à une faute réelle dont l'homme serait souillé depuis sa naissance. Il dit cependant en propres termes a : « En face de la vie se tient actuellement la mort, la faiblesse çn face de la force, la malédiction en face de la bénédiction divine (tv? etàoyiai U -h xoLTàpu ), la honte en face du courage, et les maux correspondent aux biens. Voilà pourquoi la race humaine se trouve maintenant dans le mal, parce que ce commencement-là a donné l'occasion à une telle fin ». Il nous montre donc la malédiction pesant clairement non seulement sur notre premier père, mais encore sur toute sa postérité.
On a bien dit encore que quelques Pères latins seuls, en particulier Tertullien et ceux qui avec lui admettaient les opinions traducianistes avaient su quelque chose delà souillure laissée dans l'âme (macula animae) par la génération d'Adam. Sans doute d'autres Pères, à cause de leur polémique contre le Manichéisme, avaient plutôt considéré le caractère négatif du péché, mais c'est justement dans cette privation même que consiste essentiellement la souillure dont nous parlons et là-dessus les Pères grecs ne se sont pas tus. Pour arriver en effet à la vie éternelle et à la gloire de la résurrection, tout homme a besoin, suivant les expressions de saint Grégoire, de la purification (■xàBuprnç) opérée par le baptême. Le feu assurera la purification douloureuse des damnés3. « Tu vois donc, dit-il4, combien le commencencement du salut consiste en peu de chose et combien il est facile de l'opérer, la foi et l'eau y suffisent : l'une dépend de notre libre arbitre, l'autre est indispensable à toute vie humaine. Mais quelle n'est pas la grandeur, la valeur du bien, qui en résulte ! Quelle glorieuse pa-