Ibid. c. 6.-2. Ibid. — 3. ïbid. c. 35. — 4. Ibid. c
rente s'établit entre l'homme et Dieu (npbç tô ôefov rr,v oUuôrnra) !
Si le baptême effectue une purification, c'est qu'il y avait déjà une souillure, qui est justement enlevée ; si la parenté avec Dieu se rétablit, c'est qu'elle avait été déjà perdue par le péché. Mais c'est là toute la doctrine^de l'Eglise sur le péché originel. Celui-ci a eu pour conséquence supplémentaire la perte de nos droits au ciel, saint Grégoire de Nysse ne le tait pas. Dans le discours « sur le baptême1 », dans lequel il combat le délai mis à la réception de ce sacrement, il rappelle les paroles de Xotre-Seigneur dans saint Jean (3, 3) : « En vérité je vous le dis, celui qui ne sera pas régénéré, ne pourra pas voir le royaume de Dieu ». Là dessus il refuse toute espérance du ciel à ceux qui meurent sans baptême. « Une âme, qui n'aura pas été éclairée par la grâce du baptême et ornée de la grâce de la régénération, je doute qu'elle soit reçue par les anges, quand elle aura quitté le corps. Est-ce donc possible, si elle ne porte pas le signe du Seigneur? Il est bien plus vraisemblable qu'elle errera dans les airs2» etc..
A ce passage semble s'en opposer un autre, que l'on a invoqué souvent3 pour montrer que saint Grégoire n'a pas connu la faute originelle ; ce passage se trouve dans le discours sur les enfants morts sans baptême. Notre docteur y parle du sort qui leur est réservé dans l'autre vie et veut établir un étroit rapport entre notre destinée et la réception du baptême. Ceux qui aveuglés par une précoce ignorance sont tombés dans le péché, mais ont ensuite employé les moyens de salut pour s'élever dans la vertu, ceux-là réaliseront une union d'autant plus intime avec Dieu ; mais ceux au contraire qui, après leur faute commise même dans l'aveuglement de l'ignorance, ne font rien pour leur salut, ceux-là perdront à