Cf. Benzinger. Ritus Orient, p. 40. — 2. Cf. Ibid. p
3. \)nn< l'Eglise latine, plusieurs conciles ont également fait de la con- BécratioD du chrême un privilège de l'évoque. Cf. Vitasse I. c. p. 861 sq. l'n concile de Tolède (400) défend aux prêtres, dans son vingtième canon, de consacrer le chrême. Dans la suite, avec l'autorisation particulière du pape, cette consécration a été quelquefois faite par des prêtres. Cf. Benedict. xiv. De syn. diocc. 7, 8.
4. A propos de la composition du chrême, Ratramne écrit à l'occasion défi reproches de Photius que les Latins le préparaient ex aqua fluminis: (C. Graec. oppos. IV, 7 [Migne CXXI, 334]) : Non ipsum chrisma (quod mentiuntur Graeci) de fonte conficiunt (latini), sed ea sueco balsami, vel (et) olivae liquore, quod fit non solum a Graeeis, verum ab universis Christi ecclesii8. Cf. Grog. M. Ad Cantica c. 1.
rence on est amené à croire que le Seigneur lui-même et les Apôtres ont remis à l'Eglise le soin de préciser la forme du second sacrement. La forme actuellement en usage dans l'Eglise latine : « Signo te signo crucis et confirmo te chrisrnate salutis in nomine Patris et Filii et Spiritus sancti », n'a été généralement en usage qu'à partir du moyen âge £. La forme en usage chez les Grecs qui a été mentionnée plus haut2, a propos du second concile général, peut être rapportée au ve siècle.
La sainte Eucharistie considérée comme sacrement. — La foi de l'Eglise en la présence réelle et substantielle du Christ au sacre ment de l'autel, à l'époque pâtristique.
Dans la série des sacrements, le plus grand et le plus élevé, celui quiestpourainsidirelecentredetousles autres, c'est la sainte Eucharistie ; elle est comme le soleil du culte chrétien ; elle est dans la foi chrétienne le sceau de la personne de l'Homme-Dieu et de ses œuvres; elle résume tous les rapports del'homme à Dieu, elle est le gage de la résurrection et de la béatitude future. Tous les Pères parlent dece mystère, sirichedefondssoussesnoms divers. Ilsl'appellentle mystère simplement, ou les mystères, le qualifiant de saint, divin, redoutable3. Par rapport à son caractère de sacrifice, ils l'appellent sacrement de l'autel4, table du Seigneur5, en y ajoutant les mêmes qualifications de saint, de mystique6 etc. Considèrent-ils davantage ce que contient ce sacrement, ils