Dans la quatrième, chez Larsow, page
3. Dans leurs remarques sur les œuvres d'Athanase, les Mauristes invoquent d'autres témoignages de l'église d'Alexandrie, qui appartiennent à l'époque qui a suivi immédiatement, et qui, par conséquent, peuvent être regardés comme une explication précise de la doctrine de saint Athanase: par exemple Isidore de Péluse (Ep. 1 . 109) : liai hrî rffc rpuit^m tffe fxuarix^ ràv Aprov rèv xocvdv rfi/Mt iStxèv r>5; ecùroC vctpxfibntat v.-nofy.ïvov. Cf. ibid. 123. (Migne LXXVIII. 256. 265.)
ments et du culte, et il traite de la sainte Eucharistie dans sa 22e et 23e catéchèse. Au premier chapitre il commence par rapporter ce que dit l'Apôtre (I Corinth. 11, 23) sur l'institution de l'Eucharistie ; il l'explique ensuite, il dit que par la jouissance de ce bienfait divin nous devenons un seul corps et un seul sang avec le Christ (o-ûo-o-w^ot xxt aûva^oi toO X/motoîJ) ', L'Eucharistie, il est vrai, renferme un mystère incompréhensible ; ce qui, il n'y a qu'un instant, n'était que du pain est maintenant le corps du Seigneur, et ce qui n'était que du vin est devenu le sang réel du Christ; les paroles de l'institution ne laissent pas là-dessus place au doute2. Saint Cyrille indique icinonseulementla présence réelle du Christ au sacrement de l'autel, mais aussi une présence subtantielle, qui se produit par suite du changement du pain et du jvin qui n'en sont plus. Nous voyons le saint docteur rappeler au deuxième chapitre, pour expliquer ce fait mystérieux, d'autres merveilles bibliques où a eu lieu aussi un changement : « Puisque le Seigneur à Cana a changé l'eau et le vin, dit-il, pourquoi ne croirons-nous pas à sa puissance, s'il change le vin en sang3 ?». Nous jouissons, selon l'expression de saint Cyrille 4, du corps et du sang du Christ sous les apparences du pain et du vin (év rùnuaprov xul oïvov) et nous devenonsparlàdesporte-Christparticipant à sa divinité. Sans doute le Christ n'a pas voulu que nous mangions sa chair, au sens où l'entendaient les Capharnaïtes; il veut que nous entendions ces paroles spirituellement, et que nous nous nourrissions de son humanité, mais glorifiée et unie à la divinité. Si l'ancienne alliance avaitles pains de proposition, dans la nouvelle nous avons le pain céleste et le calice du salut, nourriture accommodée au corpscommeàrâme.« Comme le pain
1. Ces expressions reviennent aussi chez d'autres Pères, surtout chez Isid. Pelus. Ep. 3, 195 (Migne LXXVIII, 880), Cyr. Alex. In Ioan. lib, X, c. 2 De trinit. dialog. I (Migne LXXIV, 341 ; LXXV, 699 sq.).
2. Cyr. Hier OS. Çat. 22, 1 : Kai aÙTOÛ ^3î/3atw<ra/As'vou xat Eipvxozoç, • zo'jto fiou Ivri ro «.Tfia. ; rie, èvSoieâxei 7TCTÉ, >r/wv /xh etvat aùrcu rb at/*a ;
3. Ibid. C. 2 : Kat où* àficTTioro; èariv, otvov //era^aAcov eiç a.iy.'x. ;