‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 40 sur 480 · Rd. M if/ne XLVI, 416 sqq · texte numérisé non relu

Rd. M if/ne XLVI, 416 sqq

2. Ibid. p. 424: M\*//,v ouuiiTKTTOv xac tvj /^v.ptri xr,ç 7ruÀiyyz*jz<jiuç pwj y.o?uaiBsïertcVf où* oiSa ov8« ti ayytkot usrà tov /Mpiauvj tov o"wuaTOffV7rooé^ovTat. IIwç yàp rvjv xercppàytarw, t/,v urjoiv triç §£T7roTetaç èrtî<r/iy.o-j yipovuv.v ;

3. Miïnscher, Histoire des Dogmes IV, 150. Wigger, Augustiu et Pelage 1,

jamais la béatitude éternelle. Tout autre est le sort des enfants morts sans baptême. « Un enfant innocent n'a pas encore connu le péché, les yeux de son esprit ne sont point encore malades, il se trouve donc dans l'état correspondant à sa nature ; il n'a pas besoin de purification pour le guérir, puisqu'il n'a pas reçu depuis le commencement de sa vie une seule maladie dans son âme l ».

Le contexte l'explique, saint Grégoire entend dire ici expressément que les enfants n'ont pas cette maladie, que cause le péché personnel et il s'efforce d'expliquer alors comment ils ne sont pas incapables d'atteindre leur destinée dans un état plus parfait, sans nous dire cependant si cette destinée sera surnaturelle ou simplement naturelle. Si seulement saint Grégoire s'était arrêté à leur fixer un lieu iutermédiaire naturel, il ne se serait nullement écarté de renseignement de l'Eglise, ses paroles n'auraient pas nonplus servi d'argument en faveur d'une exposition pélagienne, combattue par saint Augustin.

Si la nature humaine n'a pas été altérée par le péché originel dans ses facultés essentielles, les enfants morts sans baptême, exclus sans doute du ciel à cause du péché, pourraient cependant avoir part à une béatitude naturelle dans l'autre vie. Une souillure, un péché au sens habituel du mot, quelque chose de mal s'est attaché à eux depuis leur naissance. Saint Grégoire a professé aussi cette doctrine si claire de la sainte Ecriture , en particulier de l'épître aux Romains (5) et aux Corinthiens (1, 15). Dans son explication sur la première aux Corinthiens (15,28), il dit : « Après avoir montré précédemment que tous les hommes engendrés par Adam étaient devenus charnels et mortels, parce que le premier homme par le péché était redevenu poussière et avait été appelé pour ce motif charnel (#>««>$), saint Paul ajoute que cet homme mortel peut renaître à l'immortalité et il s'exprime ainsi : le bien a pu découler d'un seul sur tous et pénétrer aussi facilement la nature, que le mal lui-même,

i. De infantibus, qui praemature arripiuotur (éd. Vigne XLVI, 177).

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