Basil. Ep. 93. — 2. Or
3. Caesar. Aret. Boni. V [Migne LXVII, 1054) : — Eo quod eucharistiae sacra perceptio non in quantitate sed in virtute consistât. Corpus sacerdote dispensante tantura est in exiguo, quantum esse constat in totoquod quum
3. Sur la matière de l'Eucharistie, ni la sainte Ecriture ni la tradition de l'Eglise, tant des temps anténicéens quepostnicéens ne permettent de doute; nous trouvons toujours le pain et le vin ainsi désignés. Le pain devait être du pain de froment ; tout le reste n'était pas considéré comme essentiel. Il est vrai que conformément à l'institution du Seigneur, on employait communément, dans l'Eucharistie du pain sans levain ; mais l'expression fermentum ou fermentatum qu'on trouve dans le Liber Pontifîcalis, chez les papes des premiers siècles, indique bien du pain fermenté. Et Origène* dit que parfois on offrait sur les autels chrétiens du pain levé. Quand dans les temps postérieurs les Grecs firent un reproche aux Latins de se servir de pain sans levain, l'Eglise a toujours répété que cette différence n'avait aucun sens dogmatique. — Pour ce qui est du vin déjà saint Gyprien avait montré contre les Aquariens et les abus de certains évêques et prêtres d'Afrique, par la tradition et l'Ecriture, qu'il était requis de droit divin pour le saint Sacrifice 2. La tradition ne fait qu'indiquer le précepte purement liturgique d'y mêler un peu d'eau3. Sur la signification de ce mélange, les Pères rapportent diverses opinions : saint Ambroise 4 rappelle le sang et l'eau qui ont coulé du côté du Christ, et l'eau que Moïse fit jaillir en frappant le rocher ; Gésaire d'Arles rappelle l'eau, qui d'après l'Apocalypse (XVII) indique les peuples qui doivent être unis dans la sainte Eucharistie au Christ présent dans le sang 5.
4. Pour ce qui concerne la forme, tous les Pères indiquent, nous l'avons vu, les paroles de l'institution comme la constituant. Ainsi, saint Ambroise, saint Cyrille, saint
ecclesia fidelium sumit, sicut plénum in universis, ita integrum esse probatur in singulis.