In Matth
2. Cijpr. Ep. 63. V. Hist. des Dogm. I, 512 et s. (2e éd. al.).
3. Cijpr. Ep. 63, 13. Conc. Carth. III can. 24 : Ut in sacramento corporis et sanguinis Domini nihil amplius ofïeratur, quam Dominus tradidit, hoc est panis et vinum aquae mixtum.
4. De sacr. V, 1. — 5. Caesar. Arel. Hom. V (Migne LXVII, 1055).
Grégoire de Xazianze, Gésaire d'Arles1, Jean Damascène. Dans la liturgie de l'Eglise romaine, il ne se trouve aucune autre prière qui puisse être regardée comme la forme du sacrement. Même ce que nous avons dit sur la permanence de la présence du Christ suppose que l'Eglise la considère après la consécration comme indépendante de la communion. D'ailleurs, là-dessus il n'y a jamais eu, dans les temps anciens aucun doute. Ce n'est que bien plus tard, dans les tentatives de réunion de l'Eglise grecque et de l'Eglise latine que les Grecs se sont rejetés sur une différence liturgique, pour en faire, immédiatement après leur retour dans leur patrie et l'inutilité des essais de réunion, une différence dogmatique. Elle consiste dans ce qu'on appelle YEpiclèse, invocation du Saint-Esprit, prononcée dans l'Eglise grecque après les paroles de la consécration et où un demande au Saint-Esprit de descendre sur l'autel et de changer l'oblation qui s'y trouve, au corps et au sang du Seigneur. Cette épiclèse, disaient les Grecs plus tard, constitue avec les paroles de la consécration qui précèdent une partie essentielle et constitutive de la forme. Pour cela, ajoutent-ils, on pouvait invoquer d'une part la tradition, et voir comment elle s'exprime dans les liturgies de l'Eglise grecque et des sectes séparées ; d'ailleurs d'après le sens de la formule le Saint-Esprit est réellement prié de faire le changement des oblations ; d'autre part on n'a qu'à considérer la forme récitative des paroles de la consécration : ceci est mon corps. Pour ce qui est de cette seconde raison, saint Ambroise, a déjà expliqué d'après la doctrine de l'Eglise, la manière toute particulière dont les paroles de la consécration sont prises dans le canon : ces paroles doivent demeurer telles que le Seigneur lui-même les a dites, puisque ce n'est pas le prêtre, mais le Seigneur lui-même qui par le prêtre opère cette transsubstantiation merveilleuse. Les paroles de la consécration doivent donc avoir dans le canon le même sens qu'elles ont eu dans la bouche du Sau-