Hom. V (De paschate) (Migne, LXVII
veur; elles opèrent la consécration et montrent qu'elle est accomplie, bien que le rapport des paroles aux oblations chaque fois présentées ne soit pas clairement exprimé dans les paroles consécratoires. A proprement parler, ce qui n'est qu'en partie indiqué dans les paroles de la consécration, ce qui relève de l'intention du prêtre, se trouve dans les liturgies grecques les plus répandues, tout particulièrement exprimé par l'épiclèse. Les Grecs ont, dans l'administration des autres sacrements, généralement préféré la forme imprécative dans laquelle on prie le Saint-Esprit de produire l'efficacité de la grâce ; les Latins préfèrent la forme apodictique, pour mieux marquer l'effet infaillible que produit le sacrement. Cependant dans la liturgie romaine il y a bien une invocation semblable, adressée non seulement au Saint-Esprit, mais au Père; elle n'a pas lieu après la consécration, mais immédiatement avant ; c'est la prière « Quam oblationem etc. » Dans la liturgie mozarabe, cette prière est adressée au Fils et précède pareillement les paroles de la consécration1. Dans la liturgie africaine elle paraît adressée au Saint-Esprit2 ainsi que l'affirment les Pères ; de même dans la liturgie milanaise 3.
Dans les liturgies grecques qui ont été conservées, l'épiclèse, au contraire, suit toujours les paroles dominicales de la consécration, exprimées sous une forme récitative4. Saint Cyrille