‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 409 sur 480 · Cf. Ambr. De Spir · texte numérisé non relu

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4. Parmi les plus anciennes de ces liturgies, sont celle de saint Jacques et celle qui a été conservée dans les Constitut. Apost. (VIII, 12). Cette dernière, d'après les recherches de Funk (Constit. Apost., Ratisbonne 1891) appartient à l'église d'Antioche et a été rédigée au commencement du ve siècle. Les liturgies des sectes orientales pour l'épiclèse et la place à lui assigner, s'accordent avec celle des Grecs, appelée actuellement melchite. Dans la liturgie copte, au témoignage de saint Basile (traduct. lat. de Renaudot. Liturg. orient. Coll. I, p. 16) l'épiclèse est ainsi exprimée (Liturg. orient.

de Jérusalem la mentionne également sans remarquer si elle précède ou si elle suit les paroles consécratoires du Seigneur ; il rattache à la descente du Saint-Esprit, à la suite de l'invocation, le changement du pain et du vin au corps et au sang du Seigneur *. De cela il ne faut cependant pas conclure que saint Cyrille ne tient pas les paroles de la consécration pour efficaces, ni pour partie essentielle de la forme ; mais la discipline du secret l'empêchait de communiquer les paroles de la consécration. Chez saint Chrysostome, il y a quelque chose de semblable: il mentionne aussi en plusieurs endroits2 l'épiclèse comme la forme essentielle de la consécration, mais dans un autre passage, il ne donne comme cause de la transsubstantiation que les paroles consécratoires que le prêtre dit au nom du Seigneur3. On s'explique ainsi que plus tard, au concile général de Florence (1475) et dans les temps postérieurs il ait pu s'élever entre les Grecs et les Latins une discussion sur l'épiclèse, que même le concile de Trente n'a pas tranchée; car dans la 13e session (chap. 2) il explique bien que, après la consécration, le corps du Seigneur est présent et vi verborum , mais il ne dit pas en quoi ces paroles, ou forme essentielle, consistent, si c'est dans les paroles du Seigneur ou dans l'épiclèse. Il est vrai que les liturgies des églises latines et les explications de plusieurs Pères ne permettent pas de douter que seules les paroles consécratoires sont la forme essentielle, quoique dans la liturgie des Constitutions apostoliques (3, 12) l'oblation soit appelée pain et calice, même après les paroles de la consécration et avant l'épiclèse. En tout cas, toute cette discussion et la tradition conservée dans les liturgies des églises grecques donne une nouvelle preuve de la foi à la

coll. I, p. 16) : « Rogamus te Christe, Deus noster, nos peccatores, indigni servi tui, et adoramus te per beneplacitum bonitatis tuae, ut adveniat Spiritus Sanctus tuus super nos et super haec dona proposita et sanctilicet ea efli- Ciatque oa Sancta Sanctorum tuorum».

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