Greg. Naz. Or. 4, 52. — 4. Greg. Naz. Or
prêtre, s'il ne s'offre auparavant lui-même à Dieu comme un sacrifice vivant, s'il n'offre à Dieu un service raisonnable et agréable à la souveraine Majesté ; s'il ne lui présente le sacrifice de sa vie et de son esprit contrit, sacrifice qui est le seul que désire de nous celui qui nous donne tout ; comment pourrais-je oser lui offrir le sacrifice extérieur, qui est un antitype des sublimes mystères? Comment me charger des fonctions et de la dignité du prêtre avant d'avoir sanctifié mes mains par des œuvres saintes?» De plus pour le saint docteur, le sacrifice eucharistique n'est pas seulement une image morte et un souvenir des souffrances et de la mort du Christ ; il en est encore la répétition typique ou le renouvellement non sanglant, figuré par la consécration des espèces séparées. En ce sens le saint docteur appelle les paroles consécratoires le glaive1 qui accomplit le sacrifice non sanglant.
Pour saint Ambroise l'Eucharistie est une hostie, un sacrifice identique à celui de la croix, parce que dans les deux il y a la même victime et le même sacrificateur, avec la différence que ce dernier n'est pas visible, mais est représenté par un prêtre pris parmi les hommes 2. Il rapporte ensuite certaines parties de la liturgie qui ont une grande ressemblance avec les parties correspondantes de la liturgie romaine, en partie la prière qui suit immédiatement la consécration et qui exprime très clairement l'offrande de l'Eucharistie par l'Eglise et par le prêtre 3.